Haïfa exige le traitement des émissions et une alternative à la fermeture de BAZAN
Le Conseil national de la planification et de la construction a fixé les conditions de démolition d'une cuve endommagée durant la guerre du « Rugissement du Lion » et de la construction d'une nouvelle. L'Association des villes de la baie de Haïfa exige une réponse contraignante sur les risques environnementaux du complexe BAZAN.

L'Association des villes de la baie de Haïfa pour la protection de l'environnement exige que l'autorisation de construire une nouvelle cuve de distillats sur le site de BAZAN soit conditionnée à un traitement global des risques environnementaux existants et à la présentation d'une alternative à la fermeture du complexe.
Cette exigence fait suite à l'examen par le Conseil national de la planification et de la construction de la demande de BAZAN d'obtenir une exemption de permis de construire pour remplacer une cuve endommagée pendant la guerre du « Rugissement du Lion ». Le Conseil a défini les étapes et les conditions de démolition de la cuve endommagée parallèlement à la promotion de la nouvelle installation.
L'Association souligne que, dans le cadre de cette procédure, une réponse contraignante doit être apportée concernant les émissions, le traitement des sols et les risques environnementaux sur le site. Elle insiste sur le fait qu'il est impossible de promouvoir des autorisations ponctuelles pour la poursuite de l'activité industrielle sans examiner la nécessité de réduire l'activité industrielle dans la baie.
Selon l'Association, qui regroupe les autorités locales de la région, BAZAN est la principale source de pollution atmosphérique, et son activité continue constitue un risque environnemental, sécuritaire et énergétique majeur. La position de l'Association est que le gouvernement doit promouvoir un plan ordonné pour mettre fin aux activités de BAZAN et fermer le complexe, tout en créant des alternatives nationales garantissant la sécurité énergétique d'Israël.
L'Association note qu'en août dernier, lors de travaux sur des canalisations, trois dépassements de seuils de substances cancérigènes ont été mesurés aux alentours du lycée social de Kiryat-Ata. De plus, au cours du mois dernier, 130 incidents liés au benzène ont été enregistrés, obligeant l'usine à activer ses équipes d'urgence. Des dépassements ont été constatés ces derniers jours tant au lycée qu'au parc du Kishon, mais les équipes de l'usine ne parviennent pas à localiser la source des émissions.
« BAZAN est une source centrale de pollution atmosphérique dans la baie et constitue également un risque sécuritaire et énergétique significatif. La sécurité énergétique est un objectif important, mais elle ne peut se faire au détriment de la santé et de la sécurité des habitants de la baie », a déclaré Avihu Han, maire adjoint et maire par intérim de Haïfa, président de l'Association.
La directrice générale de l'Association, le Dr Lihi Shahar Berman, a ajouté :
« Les données que nous recevons du système de surveillance exigent un examen professionnel continu des sources d'émissions. Lorsque des dépassements sont mesurés, la responsabilité de l'usine est d'identifier la source et de s'assurer qu'ils sont traités. Il n'est pas possible d'étendre ou de poursuivre l'activité industrielle sur le site sans apporter de réponse aux risques existants et aux risques cumulés ».




