« Grand danger d'escalade régionale » : avertissement après la frappe en Syrie

Le général de division (rés.) Eliezer Marom a déclaré que la frappe en Syrie visait à empêcher la Turquie de s'implanter dans le pays, mais a jugé improbable qu'Erdogan entre en guerre contre Israël. Concernant l'Iran, il a prévenu : « Soit ils reviennent à la table des négociations, soit ils commencent à faire des ravages ».

MaarivAuteur : 103FM
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« Grand danger d'escalade régionale » : avertissement après la frappe en Syrie
Photo : Maariv / רג'פ טאיפ ארדואן, בנימין נתניהו, דונלד טראמפ | צילום: רויטרס,יונתן זינדל, פלאש 90

Le général de division (rés.) Eliezer (Chiney) Marom, ancien commandant de la marine et chercheur principal au Centre Begin-Sadat, a abordé la frappe israélienne en Syrie, les tensions avec la Turquie et la pression américaine sur l'Iran lors d'une interview sur 103FM.

Concernant la condamnation américaine de la frappe, il a noté :

« Je pense que les Américains étaient au courant. Ils savent parler deux langues. La condamnation d'un côté, c'est dire à Israël : restez tranquilles, tout va bien, on continue. »

Sur la lutte autour de la Syrie, il a ajouté : « Les Iraniens ne sont presque plus là et c'est très bien pour nous. Nous ne voulons pas que les Turcs s'engouffrent dans cette brèche et établissent une position en Syrie. Ils avaient l'intention de préparer l'aérodrome attaqué pour une activité turque. Cet événement illustre le fait qu'Israël ne laissera pas les Turcs contrôler la Syrie. C'est une mesure très importante, mais elle comporte un grand danger d'escalade régionale. »

Marom a estimé qu'une confrontation directe avec la Turquie n'est pas un scénario probable à ce stade :

« Il y a suffisamment de freins. Premièrement, la Turquie est membre de l'OTAN. Deuxièmement, la Turquie voudra à un moment donné rejoindre l'Union européenne. Troisièmement, l'économie turque n'est pas au mieux, donc je ne vois pas Erdogan prendre la décision en ce moment d'aller faire la guerre contre Israël. »

Il a écarté les inquiétudes concernant les matières nucléaires en Syrie, expliquant qu'il s'agit de minéraux naturels non dangereux sans enrichissement. Concernant la pression américaine sur l'Iran, il a déclaré que l'objectif est d'étouffer l'économie iranienne en stoppant la contrebande de pétrole.

« Nous sommes dans une situation où les Iraniens ne pourront pas rester les bras croisés. Soit ils reviennent à la table des négociations, soit ils commencent à faire des ravages. Nous avons déjà vu hier une attaque contre les Émirats arabes unis. »

Enfin, interrogé sur les déclarations de Donald Trump, Marom a souligné que le président américain parle constamment du contrôle du détroit d'Ormuz, retirant ainsi à l'Iran sa dernière carte stratégique.

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