Le Burundi et l'Ouganda vont déployer près de 2 000 soldats à Gaza

Le Burundi a décidé d'envoyer entre 500 et 800 soldats au sein de la Force internationale de stabilisation (ISF) à Gaza. L'Ouganda prévoit de déployer 1 200 militaires supplémentaires après des visites de reconnaissance à Rafah.

N12Auteur : Tomer Almagor
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Le Burundi et l'Ouganda vont déployer près de 2 000 soldats à Gaza
Photo : N12 / צבא בורונדי | צילום: AP

Le Burundi a pris la décision officielle de rejoindre la Force internationale de stabilisation (ISF) dans la bande de Gaza, avec un déploiement prévu de 500 à 800 soldats. L'Ouganda s'apprête également à envoyer environ 1 200 militaires en plusieurs étapes. Si ces accords sont finalisés, ces deux nations d'Afrique de l'Est fourniront les plus grands contingents de la force multinationale à ce jour.

Le mois dernier, des officiers burundais et ougandais se sont rendus dans la bande de Gaza pour effectuer des patrouilles de reconnaissance dans la région de Rafah, afin d'évaluer les conditions de déploiement sur le terrain.

Motivations économiques et diplomatiques

Pour le Burundi, classé parmi les pays les plus pauvres du monde, cette mission représente une opportunité économique et stratégique majeure. Un diplomate burundais a confirmé que la participation à l'ISF garantirait le paiement des salaires des soldats, des indemnités en cas de blessure ou de décès, ainsi que des fonds pour l'entraînement.

Michael Fichtenberg, ancien consul honoraire du Burundi en Israël, a précisé :

« Des sommes qui semblent minimes pour d'autres pays peuvent être extrêmement significatives au Burundi, où le salaire moyen s'élève à quelques dizaines de dollars par mois. »

Selon des sources burundaises, c'est le conseil international pour la paix qui a sollicité la participation du Burundi. Outre les compensations financières, Bujumbura cherche à renforcer ses relations avec les États-Unis et à améliorer son statut diplomatique sur la scène internationale.

Expérience militaire et relations avec Israël

Le Burundi dispose d'une solide expérience dans les missions de maintien de la paix, ayant déjà déployé 5 000 soldats en Somalie et d'autres contingents en République centrafricaine. Les analystes soulignent la capacité de l'armée burundaise à opérer dans des conditions difficiles et sa maîtrise des tactiques de contre-insurrection.

Les relations bilatérales entre Israël et le Burundi sont qualifiées d'excellentes. L'ancien ambassadeur d'Israël au Burundi, Alali Admasu, a décrit le pays comme un partenaire fiable. En contrepartie de son engagement, le Burundi espère élargir sa coopération avec Israël dans les domaines de la sécurité, de l'agriculture, de la santé et des technologies.

L'engagement de l'Ouganda progresse en parallèle. Le chef d'état-major de l'armée ougandaise, Muhoozi Kainerugaba, a manifesté à plusieurs reprises son soutien à Israël, se disant prêt à envoyer des troupes.

Mise en œuvre du plan de stabilisation

Ce déploiement s'inscrit dans le cadre des efforts visant à concrétiser le plan de l'administration Trump pour l'après-guerre à Gaza. À ce jour, cinq pays ont officiellement rejoint l'ISF : la Bosnie, le Maroc, le Kazakhstan, l'Albanie et l'Indonésie. Des discussions sont en cours avec le Vietnam et la Géorgie.

Selon le plan établi, la force multinationale doit devenir la seule autorité armée dans la bande de Gaza, chargée de sécuriser les armements de l'organisation terroriste Hamas et de veiller au respect du cessez-le-feu. Toutefois, les effectifs restent encore éloignés de l'objectif de 10 000 soldats, et aucun déploiement majeur n'est attendu sur le terrain avant l'automne.

Sujets :RafahHamas

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