Flydubai prolonge la suspension de ses vols vers Israël jusqu'en novembre

La prolongation de la suspension des vols de Flydubai vers Israël jusqu'en novembre entraîne une hausse des tarifs et contraint les voyageurs à explorer de nouvelles routes vers l'Asie et les Émirats arabes unis.

Flydubai prolonge la suspension de ses vols vers Israël jusqu'en novembre
Photo : Unsplash / Muhammad Ahmad

La compagnie Flydubai a annoncé cette semaine qu'elle ne reprendrait pas ses vols vers Israël avant la fin du mois de novembre au plus tôt. Dans la mesure où les transporteurs israéliens n'ont pas encore rétabli leurs liaisons vers les Émirats arabes unis, la reprise des vols de la compagnie en décembre demeure incertaine. Actuellement, les voyageurs israéliens souhaitant se rendre dans la région ne disposent que d'une seule option directe avec la compagnie Etihad Airways.

Cette offre restreinte se traduit par une hausse sensible des prix moyens. Selon une analyse de la plateforme lastminute.co.il, un billet aller-retour pour décembre s'élève en moyenne à 1 185 dollars. À titre de comparaison, si les compagnies israéliennes reprennent leurs vols d'ici le mois de décembre, les tarifs devraient osciller entre 400 et 500 dollars. Cette situation pénalise non seulement les vacanciers se rendant aux Émirats, mais également les passagers en route vers l'Extrême-Orient qui transitaient traditionnellement par l'émirat.

Ces voyageurs disposent désormais de deux solutions principales : les vols directs ou de nouveaux itinéraires avec correspondance. Sur le segment des vols directs, un billet aller-retour pour Hanoï avec Arkia s'élèvera en moyenne à 1 197 dollars en décembre. Pour Bangkok, les tarifs s'établissent à 1 541 dollars avec Arkia et à 1 611 dollars avec El Al, tandis que les vols vers Phuket proposés par El Al atteignent 2 250 dollars. Ces prix affichent une hausse par rapport à l'année précédente, où les réservations pour Phuket en décembre 2025 s'élevaient à 1 328 dollars en moyenne.

Itinéraires alternatifs et nouvelles options de transit

Malgré les perturbations à Dubaï, les passagers peuvent rejoindre l'Asie via d'autres plateformes de correspondance telles qu'Addis-Abeba, Zurich, Vienne ou Munich. Si ces trajets s'avèrent parfois plus économiques, ce n'est pas une règle générale. D'après une enquête du portail touristique Gulliver, un voyageur volant vers Bangkok avec Ethiopian Airlines à la mi-novembre peut trouver des billets aller-retour à 1 092 dollars, le tarif descendant même sous la barre des 900 dollars à certaines dates.

Par ailleurs, la compagnie Swiss propose des correspondances vers Zurich et Vienne à partir de 923 dollars, tandis qu'Austrian Airlines dessert l'Asie via Vienne pour 1 272 dollars, et Lufthansa propose des vols en décembre via Munich à partir de 1 020 dollars.

« Les Israéliens disposent aujourd'hui d'un large éventail d'options pour rejoindre l'Asie, même sans Flydubai », souligne Tamar Gerzon, directrice générale de Gulliver. « La multiplicité des itinéraires permet de comparer les alternatives et de choisir la formule la plus adaptée en termes de budget et de confort. Nous constatons une hausse des transits par Addis-Abeba, Vienne ou Varsovie. »

Perspectives pour la destination d'ici la fin de l'année

Pour les voyageurs en quête de destinations exotiques prêtes à faire quelques compromis, des vols directs sont proposés à des tarifs plus abordables. Selon lastminute.co.il, les vols aller-retour vers les Seychelles avec Arkia s'élèvent en moyenne à 715 dollars, tandis que les liaisons vers Zanzibar avec Israir et Arkia tournent autour de 800 dollars. Ces destinations constituent ainsi des solutions de rechange pertinentes face aux coûts élevés des voyages en Thaïlande.

En dépit de ces contraintes logistiques, l'intérêt pour les Émirats arabes unis ne faiblit pas. L'agence Ophir Tours indique qu'aucun changement notable n'a été enregistré dans le volume des recherches en ligne, bien que les réservations effectives aient chuté de 65 % en raison de la réduction des capacités aériennes.

« Les données racontent une histoire claire : les Israéliens n'ont pas renoncé à Dubaï », affirme Yoni Waxman, vice-président d'Ophir Tours. « La demande existe, mais elle se heurte à une pénurie de sièges disponibles. Il s'agit selon nous d'un événement transitoire. Dès que la situation logistique sera stabilisée et que les compagnies aériennes rétabliront leurs programmes réguliers, nous assisterons à un rattrapage rapide des réservations. »

Dans la même rubrique