Flambée mondiale des prix alimentaires : menace imminente pour Israël
L'indice FAO des prix alimentaires a atteint en septembre son plus haut niveau depuis fin 2022, menaçant de faire grimper les prix dans les supermarchés en Israël.

Une vague mondiale de hausses de prix menace de toucher prochainement les chaînes de supermarchés en Israël : l'indice FAO des prix mondiaux des denrées alimentaires a grimpé en septembre à 136 points, soit son niveau le plus élevé depuis novembre 2022. Cela représente une augmentation de 1,5 % par rapport à août et un bond de 5,8 % sur un an.
Cette tendance est menée par l'indice du sucre, qui a bondi de 6,1 %, et l'indice des céréales, qui a progressé de 5,1 %, accompagnés d'une légère hausse des huiles végétales (0,9 %). Ces envolées sont attribuées aux perturbations persistantes des routes maritimes en mer Noire et dans le détroit d'Ormuz, aux aléas climatiques et aux prévisions d'offre réduite en Inde, en Thaïlande et au Brésil. En revanche, de légères baisses ont été enregistrées pour les indices de la viande (-1,1 %) et des produits laitiers (-0,1 %).
Pour Israël, qui dépend des importations pour environ 98 % de sa consommation de céréales (environ 5,4 millions de tonnes par an), il s'agit d'une évolution préoccupante. La hausse du blé fourrager devrait exercer une pression sur les prix locaux de la viande, des œufs et du lait, malgré la baisse mondiale de ces derniers. Ce chiffre s'inscrit dans une tendance continue : depuis 2018, l'indice alimentaire en Israël a augmenté de 22,8 %, à un rythme nettement plus rapide que l'indice général (18,9 %).
L'économiste en chef de la FAO, Maximo Torero, avertit que ces pressions se repercuteront bientôt sur les étagères. Dans un pays presque entièrement dépendant des importations de produits alimentaires et d'énergie, cet avertissement devrait bientôt se traduire sur la facture mensuelle de chaque famille.





