Eyal Eshel à « Maariv » : des membres du Corps des gardiens de la révolution islamique étaient présents lors du raid sur Nahal Oz
Eyal Eshel, père de la regrettée observatrice Roni Eshel, affirme que parmi les terroristes ayant pris d'assaut le poste de Nahal Oz se trouvaient des persanophones et des membres du Corps des gardiens de la révolution islamique. Tsahal indique qu'une telle information ne leur est pas connue.
Eyal Eshel, père du sergent Roni Eshel, observatrice au poste de Nahal Oz tuée lors de l'attaque du 7 octobre, a révélé aujourd'hui des informations bouleversantes :
« Parmi les terroristes qui ont pris d'assaut le poste de Nahal Oz se trouvaient des persanophones, qui se parlaient en criant en langue persane ».
Selon Eyal Eshel, ces derniers jours, les membres de sa famille ont été exposés à ces informations provenant de responsables, dont certains se trouvaient sur le poste. Il affirme que des membres du Corps des gardiens de la révolution islamique iraniens ont pris part au raid. Eshel a déclaré que Tsahal n'avait pas interrogé l'ensemble des soldats présents lors des combats dans l'enveloppe de Gaza le 7 octobre, laissant de nombreux témoignages inexploités.
« Cela ne vous surprendra pas que Tsahal, près de trois ans plus tard, n'ait pas entendu tous les témoignages des soldats », a déclaré Eshel lors d'un entretien avec « Maariv ». Une source au sein de Tsahal a indiqué qu'aucune information n'était connue concernant l'implication d'éléments iraniens dans le raid sur Nahal Oz.
Selon l'enquête de Tsahal, la bataille pour le poste de Nahal Oz a été tranchée dès les 15 premières minutes de l'attaque du 7 octobre, après que le Hamas se soit préparé pendant des années à la conquête du poste en collectant des renseignements détaillés. Ce matin-là, 162 soldats se trouvaient sur le poste, mais seuls 90 étaient armés. L'enquête a mis en évidence une série de graves défaillances, notamment l'absence de préparation opérationnelle, le manque de personnel sur les positions défensives et une insuffisance de puissance de feu.
215 terroristes ont participé à l'attaque en trois vagues. Outre les défaillances, l'enquête a souligné l'héroïsme des commandants et des combattants qui ont lutté jusqu'au dernier moment. Parmi eux, l'adjudant-chef Ibrahim Kharuba, qui a refusé de se rendre, et le capitaine Shilo Har-Even, qui a continué à mener des contre-attaques malgré ses blessures graves. Les observatrices, selon l'enquête, ont transmis une image complète et précise des actions de l'ennemi et ont agi avec professionnalisme et courage.




