L'extrême droite européenne prend ses distances avec Donald Trump après les midterms
Les dirigeants de l'extrême droite européenne prennent leurs distances avec Donald Trump après la victoire démocrate aux élections de mi-mandat, critiquant la guerre en Iran.

La victoire des démocrates aux élections de mi-mandat aux États-Unis a provoqué un net recul des dirigeants de l'extrême droite européenne, autrefois considérés comme de proches alliés du président américain Donald Trump. Partout sur le continent, des personnalités politiques en France, en Allemagne, en Espagne, en Italie et au Royaume-Uni prennent leurs distances avec la Maison-Blanche, critiquant ouvertement les répercussions économiques de la guerre menée en Iran.
Si ces figures politiques évitent généralement de nommer directement le président américain, l'alliance politique qui leur servait autrefois de tremplin est devenue un fardeau. Les tensions s'accumulent alors que les nationalistes européens tentent de concilier leur affinité idéologique avec le mouvement MAGA et les turbulences économiques générées par l'administration américaine.
En France, Jordan Bardella, figure du Rassemblement national, a souligné le contraste entre le premier et le second mandat de Donald Trump, estimant que la politique actuelle a perdu sa nature isolationniste. Il a insisté sur les lourdes conséquences de l'intervention américaine en Iran pour les économies mondiales, tout en évitant de pointer directement la responsabilité personnelle du président.
En Allemagne, Alice Weidel, coprésidente de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD), a été plus incisive. Elle a attribué la défaite des républicains à la guerre en Iran et au non-respect des promesses électorales de non-intervention, affirmant que ces reniements politiques pénalisent désormais le camp conservateur américain.
En Italie, le vice-président du Conseil Matteo Salvini a estimé que le scrutin américain a été largement déterminé par les conflits internationaux et la hausse du coût de la vie. Il a exprimé l'espoir que ce résultat encouragera un changement de cap à Washington en faveur de la paix.
Enfin, en Espagne et au Royaume-Uni, des responsables comme Santiago Abascal et Rupert Lowe ont pris leurs distances avec la situation américaine, ce dernier qualifiant l'offensive en Iran d'erreur stratégique majeure tout en évitant de citer explicitement le nom de Donald Trump.




