La Commission électorale débat de l'usage de l'application Elector

La Commission électorale centrale a débattu de l'usage des applications de suivi des électeurs. Une majorité de membres s'apprête à voter pour le maintien de l'application Elector, malgré l'opposition de la conseillère juridique.

Now14Auteur : Mati Tuchfeld
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La Commission électorale débat de l'usage de l'application Elector
Photo : Now14 / ח"כ ארז מלול | צילום: יונתן זינדל, פלאש 90

Débat sur la confidentialité et les règles électorales

La Commission électorale centrale s'est réunie dimanche pour examiner l'utilisation des applications de gestion des électeurs le jour du scrutin. Cette réunion fait suite à une demande de la Cour suprême de réévaluer l'interdiction de transmettre aux partis politiques l'identité des électeurs ayant déjà voté.

Malgré l'opposition de la conseillère juridique du gouvernement et du président de la commission, le juge de la Cour suprême Noam Solberg, une majorité de membres de la commission devrait voter en faveur du maintien de l'application Elector.

Au cours des débats, une vive altercation a éclaté entre le député Amit Halevi et l'avocat Gershon, représentant de l'Autorité de protection de la vie privée. Halevi a contesté l'intervention tardive de l'organisme :

« Où était votre position ferme sur ce sujet au cours des dix dernières années ? Pourquoi êtes-vous payés ? Si la situation est si grave, où étiez-vous jusqu'à aujourd'hui ? »

Le représentant de l'Autorité a répondu que leur position avait toujours été claire, mais qu'ils n'avaient pas été invités à l'exprimer lors des sessions précédentes.

Contestation des modifications en cours de scrutin

Le vice-président de la commission électorale, le député Erez Malul (Shas), s'est opposé à l'interdiction, affirmant qu'il s'agissait de modifier les règles du jeu en pleine campagne électorale. Selon lui, une telle décision nécessite une analyse approfondie par une commission publique dirigée par un juge de la Cour suprême à la retraite.

Le député Simcha Rothman a soutenu cette critique, dénonçant un manque d'autorité juridique :

« Si, en tant que président de commission, je réunissais la commission des lois sur un sujet qui me déplaît pour légiférer à l'inverse, que me dirait-on ? Comment pouvez-vous changer les règles au milieu du jeu ? Alors, comment voulez-vous modifier sans aucune autorité une pratique en vigueur depuis la création de l'État ? »

Préservation de l'intégrité du scrutin

L'avocat Moshe Morgenstern, représentant du parti Degel HaTorah, a affirmé que les données en temps réel permettaient de garantir l'intégrité du vote. Il a évoqué des cas où des retards délibérés dans certains bureaux de vote ont pu être identifiés et corrigés grâce au suivi en temps réel effectué par les partis.

À l'inverse, l'avocat Eran Mirenberg a rappelé que la commission ne pouvait valider une pratique non conforme à la loi, conformément aux arrêts précédents de la Cour suprême. Le vote final devrait néanmoins valider l'usage continu de l'application Elector.

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