Le Salvador déploie des troupes en Haïti pour une mission de sauvetage controversée

Plus de 2 000 soldats salvadoriens sont déployés en Haïti pour libérer quatre otages, provoquant des affrontements avec les gangs et des accusations de bombardements civils rejetées par le président Nayib Bukele.

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Plus de 2 000 soldats du Salvador, accompagnés de véhicules blindés et d'hélicoptères, ont débarqué en Haïti dans le cadre d'une opération visant à libérer quatre otages aux mains des gangs de rue qui contrôlent une grande partie du pays, plongé dans l'instabilité depuis le séisme de 2010.

Les troupes ont commencé à arriver jeudi à l'aéroport international Toussaint-Louverture de Port-au-Prince, accueillies par la police locale qui lutte activement contre les milices armées. Depuis leur arrivée, les forces salvadoriennes ont pris part à plusieurs accrochages tout en sécurisant des axes routiers dans la capitale.

Controverse autour des accusations de bombardements

Alors que certains habitants ont salué l'intervention en offrant de l'eau aux soldats en patrouille, une délégation affiliée aux Nations unies, l'UNA-Haiti, a adressé une lettre ouverte au secrétaire général Antonio Guterres. Le document accuse les forces salvadoriennes de mener des bombardements aériens et des tirs d'armes lourdes dans des zones densément peuplées près de Port-au-Prince.

Le président du Salvador, Nayib Bukele, a vigoureusement rejeté ces allégations, affirmant que la mission ne dispose d'aucun explosif et que les hélicoptères de combat ne sont arrivés dans le pays qu'après les prétendues frappes. Cette opération fait suite à une embuscade tendue le 18 octobre à des techniciens aéronautiques salvadoriens.

Réaction de San Salvador et des gangs

Bukele a qualifié les accusations d'infondées et a rejeté la responsabilité sur des organisations qu'il accuse de relayer la propagande des gangs criminels sous couvert d'action humanitaire. L'intervention suscite également la colère des chefs de gangs locaux, à l'instar de l'ancien policier Jimmy Cherizier, qui ont condamné cette présence militaire étrangère.

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