Polémique autour d'une campagne de Gadi Eisenkot imitant des convocations de Tsahal
Le parti de Gadi Eisenkot a suscité la polémique en envoyant des tracts électoraux imitant les ordres de mobilisation de Tsahal. La Commission électorale a critiqué ce procédé.

Une soldate originaire de Hadera a eu la surprise de découvrir dans la boîte aux lettres de ses parents une lettre urgente semblant provenir de l'armée. L'enveloppe portait les inscriptions « Tsahal », « Bureau de recrutement de Tel Hashomer » et « Courrier urgent », accompagnées d'un emblème ressemblant à un ordre de mobilisation d'urgence. Craignant un appel sous les drapeaux, ses parents ont rapidement ouvert l'enveloppe, pour découvrir qu'il s'agissait en réalité d'un coup publicitaire de la part du parti « Yashar! », dirigé par l'ancien chef d'état-major Gadi Eisenkot.
La famille n'est pas la seule à avoir fait les frais de cette tactique électorale. Le parti a largement diffusé ces courriers auprès des soldats, en adoptant un design imitant les documents militaires officiels. Seul un petit encadré en bas de l'enveloppe mentionnait qu'il s'agissait d'une communication du parti. Au dos figurait une photo de Gadi Eisenkot accompagnée de slogans de campagne. Cette initiative a suscité de vives critiques concernant le flou entretenu entre l'institution militaire et la propagande partisane.
Le parti du Likoud a saisi la Commission électorale centrale contre Gadi Eisenkot et sa formation politique. Le recours soutenait que ces enveloppes violaient la loi sur la propagande électorale, qui interdit d'associer l'armée à une formation politique. En réponse, les représentants de Gadi Eisenkot ont rejeté ces accusations, affirmant qu'aucun bien public n'avait été détourné et que les courriers avaient déjà été envoyés le 15 octobre.
Dans sa décision, la Commission électorale a jugé que la requête était devenue sans objet puisque les lettres avaient déjà été expédiées. Néanmoins, l'instance a vivement critiqué l'utilisation de l'imagerie militaire à des fins électorales, soulignant la panique potentielle que cela pouvait générer chez les familles. Le juge a condamné le parti de Gadi Eisenkot à verser des frais de justice au Likoud ainsi qu'une amende au Trésor public pour ne pas avoir informé la partie adverse de l'envoi préalable des plis.





