Développement dans l'enquête sur le meurtre de la famille dans les Alpes : un pistolet rare trouvé au fond d'un lac
Quatorze ans après le meurtre mystérieux d'une famille britannique et d'un cycliste dans les Alpes françaises, une avancée majeure a été signalée. Des touristes britanniques ont découvert au fond du lac d'Annecy un pistolet suisse rare, correspondant au modèle utilisé lors de la tuerie de 2012.

Quatorze ans après l'assassinat de trois membres d'une famille britannique et d'un cycliste local dans les Alpes françaises, un incident qui a captivé l'Europe, les médias rapportent une avancée possible dans l'enquête. Un pistolet rare, du même type que celui utilisé lors du crime, a été retrouvé au fond d'un lac voisin.
L'affaire remonte à 2012, lorsqu'un quadruple meurtre a été découvert sur une route isolée du village de Chevaline, près du lac d'Annecy. Les corps de Saad al-Hilli, ingénieur satellite de 50 ans, de son épouse Iqbal, 47 ans, et de sa belle-mère Suhaila, 74 ans, ont été retrouvés dans leur véhicule BMW. La quatrième victime était Sylvain Mollier, un cycliste local de 45 ans. Le tueur a tiré 21 balles en moins de deux minutes, atteignant 17 fois ses victimes. Les deux filles du couple, Zeinab et Zeena, ont survécu à l'attaque.
Les experts en criminalistique avaient identifié sur les lieux des fragments d'un pistolet rare de type Luger P06/29 (Parabellum 7.65). Ce modèle spécifique a été fabriqué en 1935, année durant laquelle seulement 940 exemplaires ont été produits. Le 20 août, des touristes britanniques nageant dans le lac d'Annecy ont découvert une arme dans l'eau. Des sources au sein du parquet français ont confirmé à l'AFP que l'arme présente des similitudes avec celle utilisée lors de l'attaque de 2012.
Le pistolet a été envoyé pour des tests balistiques et médico-légaux. Les enquêteurs espèrent que les technologies modernes permettront d'extraire des profils génétiques et que le numéro de série aidera à retracer l'historique exact de l'arme.
Depuis quinze ans, l'affaire est restée non résolue, alimentant de nombreuses théories. Les enquêteurs ont exploré des pistes liées au régime de Saddam Hussein, à des différends familiaux ou à la carrière de M. al-Hilli, sans succès. D'autres pistes ont impliqué un ancien soldat suisse ou un mystérieux « touriste danois » présent sur les lieux, qui aurait également été lié au meurtre d'un autre touriste, Xavier Baligant, survenu en 2011 près de Nancy.




