Du métro à l'aéroport : les projets d'infrastructures de transport bloqués devront attendre après les élections

Métro, voies ferrées, aéroport international et pôles d'échanges : ces projets d'envergure sont en suspens en raison des prochaines élections. L'avenir des infrastructures israéliennes dépend désormais du futur gouvernement, qui devra préparer le pays au doublement de sa population.

YnetAuteur : Sivan Hilai
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Du métro à l'aéroport : les projets d'infrastructures de transport bloqués devront attendre après les élections
Photo : Ynet / קרדיט: HQ אדריכלים, יזם: נת"ע

« L'État d'Israël avance à pas de géant vers une décennie qui sera décisive pour son avenir physique et infrastructurel ». Selon les prévisions démographiques du Bureau central des statistiques, la population du pays devrait presque doubler d'ici 2050 pour atteindre 18 à 20 millions d'habitants. Cette croissance rapide pose des défis sans précédent aux systèmes de transport. Sans investissements massifs immédiats, Israël risque de faire face à des embouteillages paralysants et à un ralentissement économique.

L'Administration de la planification a fait avancer une série de plans stratégiques, mais leur sort dépend désormais du prochain gouvernement. Malgré l'incertitude politique, le directeur général de l'Administration de la planification, Rafi Elmaliah, souligne : « Il n'y a pas de crise de la planification en Israël, mais une crise des infrastructures. La mission du prochain gouvernement est de transformer les plans en exécution en prenant des décisions courageuses. Les infrastructures ne sont pas une dépense, c'est l'investissement le plus important dans la résilience nationale et la qualité de vie des générations futures ».

Les élections à la Knesset étant prévues pour octobre 2026, le prochain gouvernement entrera en fonction fin 2026 ou début 2027. Le nouveau ministre des Transports héritera d'un dossier complexe de projets nationaux. Cependant, l'histoire politique montre qu'un changement de gouvernement entraîne souvent le gel des budgets et une révision des priorités.

« Les grands projets de transport ne se construisent pas en un seul mandat ; il peut s'écouler 10 à 20 ans entre la décision et la mise en service, explique Yael Shechter-Sitman, responsable du secteur des transports publics au sein du Lobby 99. Tout retard pourrait reporter la solution au problème de la congestion de nombreuses années. Il est crucial d'avoir une politique à long terme, basée sur une planification professionnelle qui ne change pas à chaque remaniement ».

Les experts estiment que le prochain gouvernement devrait créer des autorités métropolitaines de transport et poursuivre les projets en cours, notamment :

  1. L'achèvement du corridor ferroviaire oriental (lignes de Menashe, de Galilée et de Kiryat Shmona).

  2. Le métro du Gush Dan : trois lignes (M1, M2, M3) sur 150 kilomètres.

  3. Sept pôles d'échanges intégrés, dont Glilot, Savidor et HaShalom.

  4. Le développement des chemins de fer rapides et le projet TATL 110 le long de la route 4.

De plus, le prochain gouvernement devra trancher la question d'un nouvel aéroport (à Tze'elim ou Ramat David) pour désengorger l'aéroport Ben Gourion.

« Le prochain gouvernement doit assurer une gestion professionnelle et un contrôle strict des coûts, conclut Shechter-Sitman. Il ne faut pas se concentrer uniquement sur les mégaprojets. L'extension des voies réservées aux transports publics et l'amélioration des connexions entre bus, trains et tramways peuvent améliorer le service aux citoyens dès le court terme, en attendant l'aboutissement des grands travaux. »

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