Du chaos aux données : comment l'unité « Agamim » sauve des vies sur le front intérieur

Lorsqu'un immeuble est touché par un missile, l'unité « Agamim » du Commandement du Front Intérieur transforme le chaos en données opérationnelles. En créant des « dossiers cibles » en temps réel, ils permettent aux secours de localiser les victimes avec précision.

YnetAuteur : אלישע בן קימון
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Du chaos aux données : comment l'unité « Agamim » sauve des vies sur le front intérieur
Photo : Ynet / אוראל כהן

Lorsqu'un immeuble résidentiel subit un coup direct de missile, un chaos total, du béton broyé et un grand traumatisme sont créés—mais pour les analystes de la branche Agamim (collecte et extraction de données) du Commandement du Front Intérieur, ce chaos est un laboratoire de données opérationnelles. Maintenant qu'Israël traverse des jours particulièrement tendus sur fond de préparatifs pour une campagne contre l'Iran, tous les regards sont tournés vers la préparation du front intérieur.

La prochaine campagne devrait mettre au défi la résilience nationale, alors que le Commandement du Front Intérieur se prépare à des barrages de missiles et des menaces avancées nécessitant une réponse technologique en temps réel. Pendant que les secouristes se dirigent vers les lieux, les soldats d'Agamim tissent déjà un réseau de données serré pour construire un « dossier cible » qui sauve des vies. Pour chaque événement, un dossier détaillé est produit, contenant l'ampleur des dégâts et les données sur les résidents, permettant aux forces de secours d'agir avec précision.

Dans une rare interview, la lieutenante-colonelle N., commandante de la branche Agamim, déclare : « La branche est composée d'un noyau d'environ 30 jeunes soldats issus du monde de la programmation et des données, et grimpe à environ 50 réservistes en cas d'urgence. » Le travail est divisé en quatre parties :

  1. « Dossier cible »—concentration d'informations sur une structure endommagée avec mise à jour continue.

  2. « Travail en salle de guerre »—liaison avec la police et les services d'urgence, et création de modèles 3D des scènes de destruction.

  3. « Produits »—production d'aides opérationnelles, comme les cartes de dispersion des sous-munitions.

  4. « Infrastructure »—gestion de l'infrastructure cloud et de la protection des données.

La lieutenante-colonelle N., ingénieure en logiciel arrivée au poste en octobre 2025, affirme : « Dans un cas sur lequel je ne peux pas m'étendre, les forces ont trouvé une famille avec précision après avoir suivi nos instructions à l'intérieur du bâtiment détruit. Grâce aux informations que nous collectons, les forces sur le terrain peuvent chercher efficacement avec peu de risques pour les personnes piégées. »

Cependant, la révolution de l'IA et les réseaux sociaux posent un défi. « Les fausses vidéos qui circulent nous rendent la tâche difficile. Nous effectuons un processus de filtrage pour distiller les détails », explique N. Elle rappelle l'opération « Rugissement du Lion », où l'unité a guidé les forces pour localiser des munitions non explosées.

Au-delà des incidents sur les bâtiments, Agamim fournit à l'échelon politique et au Commandement du Front Intérieur une image de la situation pour les décisions cruciales : ouverture de l'économie, maintien des études ou rassemblements. « Le secret d'une analyse de données correcte réside dans la capacité à poser les bonnes questions. Nous analysons de nombreux facteurs, comme le mouvement des véhicules et les achats en supermarché, pour évaluer le niveau d'anxiété publique et formuler des recommandations », conclut-elle.

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