Drame à Téhéran : le président Pezeshkian a menacé de démissionner pour forcer une réunion urgente avec Khamenei - « La situation économique de l'Iran est insupportable »

Pezeshkian cherche à clarifier auprès de Khamenei que la détresse économique dans le pays a atteint un point critique, au point que la conclusion d'un accord politique et la levée de la pression économique sont devenues une nécessité urgente qui ne souffre aucun délai.

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Drame à Téhéran : le président Pezeshkian a menacé de démissionner pour forcer une réunion urgente avec Khamenei - « La situation économique de l'Iran est insupportable »
Photo : N12 / צילום: Photo by Majid Saeedi/Getty Images, getty images

Les représentants de l'Iran ont admis au Wall Street Journal que leur pouvoir d'influence est limité et qu'ils sont soumis à une forte pression pour obtenir un soulagement économique immédiat. La détresse dans le pays est si grave que le président iranien, Massoud Pezeshkian, a menacé de démissionner pour forcer une réunion urgente avec le guide suprême, Mojtaba Khamenei. D'un autre côté, les Gardiens de la révolution menacent de reprendre les attaques contre les navires si l'accord ne produit pas de gains économiques tangibles. Ces pressions ont conduit les médiateurs à élargir les pourparlers, passant de la simple ouverture du détroit d'Ormuz à la levée des sanctions pétrolières et au déblocage de fonds gelés.

Crise politique à Téhéran

Un drame politique et une crise de leadership sans précédent secouent Téhéran. Selon le Wall Street Journal, Pezeshkian a cherché à clarifier sans équivoque auprès de Khamenei que la situation économique du pays s'est détériorée jusqu'à un point critique, faisant de la conclusion d'un accord politique une nécessité urgente. Les partisans de l'accord au sommet du régime ont du mal ne serait-ce qu'à obtenir une réunion avec le guide suprême.

Les médiateurs disent que les représentants iraniens parlent maintenant ouvertement des limites de leur capacité à influencer les résultats, admettant que sans avantage économique immédiat, tout accord serait sans valeur pour eux. Parallèlement, l'échelon militaire belliciste présente une ligne agressive : les Gardiens de la révolution signalent clairement qu'ils reprendront les attaques contre les pétroliers si l'accord ne produit pas de résultats économiques suffisants.


Percée diplomatique et rôle des États-Unis

L'élargissement des pourparlers se produit parallèlement à une percée diplomatique avec Washington. Un haut responsable américain a déclaré à l'agence Reuters que des progrès significatifs ont été réalisés dans les contacts pour un accord entre l'Iran et l'Oman. Dès que l'accord sera annoncé, les États-Unis lèveront le siège maritime imposé à l'Iran.

Cependant, la voie vers un accord nécessite également de la flexibilité de la part du président Donald Trump. Pour rouvrir le détroit d'Ormuz, l'artère économique par laquelle transite environ 20 % de la consommation mondiale de pétrole, il devra faire un compromis. La solution temporaire qui se dessine suggère que les navires entreront dans le golfe Persique par une route sous contrôle iranien et sortiront par une route sous contrôle omanais, sans perception de frais de transit.


Tensions à Washington

Dans ce contexte, la tension interne grandit à Washington autour d'une pénurie d'intercepteurs de missiles avancés. Après la publication de la frustration de Trump vis-à-vis du secrétaire à la Défense Pete Hegseth sur l'épuisement des stocks, le président a menacé de peines de prison les auteurs de fuites d'informations. Bien que Trump ait affirmé que l'armée détient d'énormes quantités d'armes, il a admis plus tard que l'approvisionnement en certaines munitions est plus tendu. Le sénateur démocrate Mark Kelly a vivement critiqué la gestion de la campagne, arguant que la pénurie découle d'une guerre dépourvue de stratégie, ayant conduit à attaquer plus de 14 000 cibles. Un sondage AP-NORC montre qu'environ 66 % du public américain estime que la guerre en Iran n'est pas justifiée.

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