Plus de 60 réfractaires arrêtés aux frontières en route vers Ouman

Plus de 60 réfractaires, en route pour Ouman, ont été interpellés aux frontières israéliennes, provoquant de vives tensions dans la communauté ultra-orthodoxe.

WallaAuteurs : יואב איתיאל, יניר יגנה
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Plus de 60 réfractaires arrêtés aux frontières en route vers Ouman
Photo : צילום: Walla.co.il

Plus de 60 réfractaires et déserteurs ont été arrêtés depuis dimanche aux postes-frontières israéliens, dont de nombreux ultra-orthodoxes qui tentaient de se rendre à Ouman, en Ukraine, pour Roch Hachana. La majorité de ces interpellations a eu lieu à l'aéroport Ben-Gourion, tandis que d'autres arrestations ont été enregistrées au point de passage de Taba.

Les Forces de défense israéliennes ont confirmé que des dizaines de personnes fuyant le service militaire ont été appréhendées ces derniers jours, sans toutefois fournir de ventilation précise des chiffres. Selon l'armée, cette application de la loi est menée en coordination constante avec l'Autorité de la population et de l'immigration, et les dispositifs de contrôle sont adaptés aux évaluations sécuritaires.

Chaque année, des dizaines de milliers de hassidim de Breslev se rendent à Ouman pour prier sur la tombe du rabbin Na’hman de Breslev. Cette année, sur fond de renforcement des mesures contre l'insoumission militaire, le pèlerinage est devenu un sujet de vive tension au sein de la communauté, de nombreux jeunes hommes craignant d'être interpellés aux frontières.

Des rabbins de premier plan ont exhorté les personnes risquant d'être arrêtées à éviter de se rendre à l'aéroport Ben-Gourion. En parallèle, une initiative communautaire non officielle a vu le jour, envisageant d'organiser des prières de Roch Hachana à proximité des prisons militaires si le voyage s'avère impossible, afin d'exercer une pression publique sur l'armée.

Les opérations de la police militaire sont menées conjointement avec l'administration civile. Les individus en infraction prolongée sont généralement déférés devant un tribunal militaire, et certains sont incarcérés. L'armée n'a pas précisé combien de personnes ont été transférées en détention.

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