Oren Dobronski évoque son ralliement au Likoud et un appel de Lieberman
L'entrepreneur Oren Dobronski, candidat du Likoud à la demande de Benjamin Netanyahu, a évoqué son entrée en politique, le soutien de son père chez Yisrael Beytenu et les félicitations d'Avigdor Lieberman.

L'entrepreneur de la tech Oren Dobronski, la nouvelle recrue du Likoud, s'habitue à sa nouvelle vie dans l'arène politique. Dans un entretien sans fard accordé à la radio 103fm, Dobronski s'est confié sur sa transition brutale du monde des affaires vers les couloirs de la Knesset, qu'il qualifie de « plongeon la tête la première dans la lave ». Selon lui, il s'est engagé en politique à la suite d'un appel personnel du Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui lui a réservé un rôle stratégique clé : piloter la politique d'Israël en matière d'intelligence artificielle (IA). « J'appelle cela un ordre de mobilisation », a-t-il expliqué.
Soutien à Netanyahu et ancrage à droite
Dobronski n'a pas caché son admiration pour Netanyahu, le décrivant comme un « géant par ses capacités » et l'homme idéal pour guider le pays à travers des carrefours diplomatiques et sécuritaires complexes. Il a rejeté en bloc les critiques sur son choix politique :
« Je suis fier de faire partie du Likoud. Point final. Je suis fier de faire partie du camp de la droite, et malheureusement, les mouvements qui étaient au centre ont glissé très à gauche. Il était hors de question pour moi de rejoindre un autre parti, car je partage pleinement la vision du monde du Likoud. »
Des liens familiaux surprenants avec l'opposition
La révélation la plus surprenante de l'entretien concerne ses liens familiaux. Il s'avère que sa démarche a été encouragée depuis les rangs de l'opposition, son père étant un haut responsable du parti d'opposition « Yisrael Beytenu ».
« Mon cher papa est un très haut responsable de Yisrael Beytenu, il préside leur comité d'organisation, il est proche de Lieberman et je connais moi-même Lieberman depuis de nombreuses années. Mon père m'a poussé en me disant : "Oren, vas-y". »
Dobronski a également précisé que le chef de file de Yisrael Beytenu, Avigdor Lieberman, l'avait personnellement appelé pour le féliciter de cette initiative.
Le coût de l'engagement public
Malgré son sens du devoir, l'entrepreneur a avoué avoir été surpris par l'intensité de l'examen minutieux et des critiques à son encontre, comparant cela à une enquête « visant à savoir si vous aviez pris un chewing-gum à un camarade en classe de CE2 ».
Interrogé sur le lourd tribut financier qu'il devra payer s'il renonce à sa citoyenneté américaine lors de sa prestation de serment à la Knesset — une démarche qui pourrait lui coûter des millions —, Dobronski a esquivé l'argument avec élégance, affirmant qu'il s'agissait d'une « intrusion dans sa poche », tout en réaffirmant qu'il assumait pleinement ce sacrifice.




