Deux terroristes éliminés à Gaza, Tsahal exerce une pression au Liban : l'image en coulisses
L'armée de l'air a éliminé en une heure deux terroristes à Nuseirat et à Khan Younès qui, selon Tsahal, préparaient des attentats contre les forces. Parallèlement, Avi Ashkenazi explique la politique d'autorisations à Gaza, la pression américaine et l'action de Tsahal contre le Hezbollah au Liban.
L'armée de l'air a éliminé aujourd'hui, dimanche, en l'espace d'une heure deux terroristes dans la bande de Gaza : l'un dans le camp de réfugiés de Nuseirat et le second à Khan Younès. Tsahal affirme que les deux préparaient des attentats contre les forces israéliennes et étaient considérés comme des « bombes à retardement ». Les deux éliminations ont été effectuées après l'approbation du Premier ministre Benyamin Nétanyahou.
Lors de la première frappe, un appareil de l'armée de l'air a visé une tente dans le camp de réfugiés de Nuseirat, où se trouvait un terroriste de haut rang du Hamas. Quelques minutes plus tard, un autre appareil a attaqué un terroriste du Jihad islamique à Khan Younès. Dans les deux cas, les frappes ont abouti à l'élimination des cibles suite à un travail de renseignement du Shin Bet et de l'Aman.
Le correspondant militaire du « Maariv », Avi Ashkenazi, a expliqué sur les ondes de 103fm qu'il s'agissait de deux opérations ciblées approuvées directement par le Premier ministre. Selon Ashkenazi, ces éliminations s'ajoutent à quatre autres effectuées ces derniers jours depuis le retour de Nétanyahou des États-Unis. Auparavant, une accalmie était observée, l'échelon politique exigeant une validation systématique pour ce type d'opérations.
Ashkenazi a précisé la distinction entre une menace immédiate et un projet d'attentat futur. Si un terroriste est identifié sur la « ligne jaune » en train de poser un engin explosif ou s'approchant avec une arme, les forces agissent sans attendre d'aval politique. Il a cité l'exemple d'un char de la brigade Givati ayant roulé sur un engin explosif pour illustrer les cas où l'élimination immédiate est impérative.
En revanche, lorsque les renseignements du Shin Bet ou de l'Aman indiquent qu'un terroriste planifie une attaque future, l'approbation du Premier ministre est requise. Une fois obtenue, le drone reçoit les coordonnées pour la frappe.
Derrière cette politique restrictive se trouve le contexte américain. Selon Ashkenazi, les États-Unis souhaitent qu'Israël maintienne les fronts de Gaza et du Liban à basse intensité, Washington se concentrant sur le dossier iranien.
« Les Américains veulent que les fronts de Gaza et du Liban restent à feu doux et encouragent les négociations pour éviter l'ouverture de nouveaux fronts », a-t-il noté.
Malgré ces restrictions, Nétanyahou a récemment repris les autorisations d'éliminations ciblées. Ashkenazi a également abordé le front nord, expliquant qu'en parallèle des contacts diplomatiques, Tsahal poursuit ses activités offensives contre les infrastructures du Hezbollah. Les efforts se concentrent actuellement sur la crête d'Ali-Tahar, où se trouvent des tunnels stratégiques constituant la dernière ligne de défense de la brigade Badr.
Selon lui, le Hezbollah est à la croisée des chemins, constatant que l'Iran ne se presse pas pour défendre ses actifs. Ashkenazi a ajouté que des documents saisis par Tsahal révèlent que Yahya Sinwar prévoyait d'établir une force militaire du Hamas au Liban pour agir en parallèle d'une attaque depuis Gaza. Toutefois, il a souligné que l'attaque du 7 octobre a également surpris le Hezbollah, qui a mis plus de 24 heures à rejoindre la campagne.



