Des soldats de la « Force 100 » déposent une plainte de 18 millions de shekels contre des hauts responsables et la chaîne 12

Trois soldats de la « Force 100 », soutenus par l'organisation « Honenu », ont déposé une plainte civile de 18 millions de shekels devant le tribunal de district de Jérusalem concernant l'affaire de Sde Teiman. Les défendeurs incluent l'ancienne avocate générale militaire Yifat Tomer-Yerushalmi, la conseillère juridique du gouvernement Gali Baharav-Miara, le procureur de l'État Amit Aisman, ainsi que diverses institutions étatiques et le journaliste de la chaîne 12, Guy Peleg.

Now14Auteur : Adam Mikhelashvili
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Des soldats de la « Force 100 » déposent une plainte de 18 millions de shekels contre des hauts responsables et la chaîne 12
Photo : Now14 / כוח 100 | צילום: יונתן סינדל/Flash90

Trois soldats de la « Force 100 », accompagnés de l'organisation « Honenu », ont déposé aujourd'hui, lundi, devant le tribunal de district de Jérusalem une plainte civile de 18 millions de shekels concernant l'affaire de Sde Teiman. La liste des défendeurs comprend l'ancienne avocate générale militaire Yifat Tomer-Yerushalmi, la conseillère juridique du gouvernement Gali Baharav-Miara, le procureur de l'État Amit Aisman, Tsahal, la police militaire, la police d'Israël, l'État, le journaliste de la chaîne 12 Guy Peleg et la société d'information.

La plainte a été déposée par l'avocat Menashe Yado de l'organisation « Honenu », ainsi que par les avocats Dr Itman Miron et Elchanan Miron du cabinet Miron, Prives, Ben-Zion. Les soldats réclament des dommages-intérêts pour une série de préjudices, notamment des soupçons infondés, une arrestation arbitraire, une atteinte à la vie privée, la diffamation, le dépôt illégal d'un acte d'accusation et la dissimulation de l'enquête sur la fuite d'informations.

Au total, 17 parties sont visées. Cette plainte s'ajoute à une procédure civile précédente contre Guy Peleg et la société d'information, mais a été portée devant le tribunal de district en raison de l'ampleur des réclamations.

L'acte d'accusation détaille divers chefs de préjudice : 1,5 million de shekels pour des soupçons infondés de délit sexuel grave, 450 000 shekels pour une arrestation arbitraire de 15 jours, 3 millions de shekels pour diffamation, 1 million de shekels pour un acte d'accusation déposé illégalement et un demi-million de shekels pour la dissimulation de l'enquête sur la fuite, pour un total de 18 millions de shekels.

La plainte couvre l'ensemble des événements, depuis les premiers soupçons et l'arrestation médiatisée jusqu'à la fuite des documents d'enquête et la procédure pénale qui a suivi. Les plaignants affirment que les responsables de l'enquête sur la fuite ont évité toute action efficace pendant des mois et ont présenté des informations trompeuses à la Cour suprême.

Les soldats soutiennent que des hauts responsables du parquet de l'État ont couvert les personnes impliquées dans la fuite, leur causant une souffrance judiciaire prolongée entre le 6 août 2024 et l'annulation de l'acte d'accusation le 12 mars 2026. Ils critiquent également la procédure pénale, affirmant qu'elle s'est déroulée dans un contexte de conflit d'intérêts.

La plainte souligne que la décision de l'actuel avocat général militaire, Itai Ophir, d'annuler l'acte d'accusation après une nouvelle audience confirme que la procédure initiale était viciée.

L'avocat Menashe Yado a déclaré : « Il s'agit d'une plainte complexe contre des parties puissantes, notamment l'ancien échelon de commandement du parquet militaire et la chaîne 12, qui se sont associés pour causer de graves préjudices aux soldats, et contre les chefs des organismes d'application de la loi qui protègent l'avocate générale militaire par proximité systémique, portant ainsi gravement atteinte à l'État de droit. »

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