Des prisonniers russes envoyés au front s'évadent : attaques signalées dans la région de Rostov
Selon des rapports ukrainiens, plusieurs prisonniers russes se sont échappés dans la région de Rostov alors qu'ils étaient transportés vers le front. Des informations font état d'une agression contre un chauffeur de taxi et du décès d'un résident local.

Plusieurs prisonniers russes se sont évadés mercredi dans la région de Rostov alors qu'ils étaient transportés par des militaires pour être envoyés sur le front en Ukraine, selon des rapports des médias ukrainiens. Après cette évasion, des informations ont circulé indiquant que les fugitifs seraient impliqués dans des attaques contre des habitants de la zone. Initialement, il a été fait état d'une agression contre un chauffeur de taxi qui, selon des informations préliminaires, a survécu. Plus tard, des rapports ont mentionné le décès d'un résident local, bien que les circonstances de l'incident restent floues. Les habitants de la région ont été invités à ne pas quitter leur domicile par mesure de sécurité. Le nombre exact d'évadés et leur localisation actuelle demeurent inconnus.
Contexte de mobilisation
Cet incident survient dans un contexte de difficultés pour la Russie à renforcer ses effectifs militaires et alors que Moscou se prépare à l'éventualité d'une nouvelle vague de mobilisation. Selon le Wall Street Journal, en juillet, des officiers russes sont arrivés de Saint-Pétersbourg à Kaliningrad pour superviser des exercices destinés à tester la préparation des autorités à la mobilisation des résidents. Selon les évaluations des services de renseignement, le Kremlin n'a pas encore pris de décision définitive, et une telle mesure n'est pas attendue avant les élections parlementaires russes de septembre.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé cette semaine que la Russie prévoit de mobiliser environ 300 000 soldats supplémentaires après les élections de septembre. Selon lui, ces nouvelles forces pourraient être utilisées pour poursuivre la campagne dans l'est de l'Ukraine et tenter de prendre le contrôle des parties restantes du Donbass. Le Kremlin a rejeté ces rapports. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a qualifié ces informations de tentative de déstabilisation de la Russie. Cependant, en 2022, Peskov avait également démenti les rumeurs de mobilisation massive quelques jours avant que Vladimir Poutine n'annonce la mobilisation partielle de 300 000 réservistes.




