Des forces étrangères en route vers le sud du Liban pour désarmer le Hezbollah
Le mécanisme international de démantèlement de l'organisation terroriste commence à prendre forme. Israël et le Liban ont conclu un accord préliminaire concernant quatre pays qui y participeront : le Royaume-Uni, l'Italie, la Suisse et l'Indonésie.
Israël et le Liban ont conclu un accord préliminaire sur une liste de quatre pays — le Royaume-Uni, l'Italie, la Suisse et l'Indonésie — qui pourraient participer à un nouveau mécanisme international dans le cadre duquel des forces étrangères seraient stationnées au Liban. L'objectif de cette démarche est de surveiller de près et d'assurer le désarmement de l'organisation Hezbollah, selon un rapport publié aujourd'hui (mercredi) par l'agence de presse Reuters, citant des sources proches du dossier.
L'identité des pays candidats a été définie lors de pourparlers sous médiation américaine qui se sont tenus à Rome la semaine dernière. Ce cycle de discussions est la suite directe des efforts visant à mettre en œuvre l'accord discuté en juin dernier, qui lie un retrait israélien progressif du sud du Liban au désarmement de l'organisation. Pour rappel, les combats actuels ont éclaté en mars après que le Hezbollah a attaqué Israël à la suite de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran.
Selon l'agence Reuters, les pays sélectionnés devraient aider à définir l'étendue des pouvoirs du mécanisme, fournir du personnel pour superviser sa mise en œuvre et même envoyer des soldats qui prendront une part active aux patrouilles et aux inspections sur le terrain. Actuellement, Tsahal maintient une zone de sécurité s'étendant sur environ 10 kilomètres de profondeur à l'intérieur du territoire libanais, et Israël a clairement fait savoir qu'il ne se retirerait pas unilatéralement avant que l'organisation ne soit désarmée.
L'une des exigences clés d'Israël dans le cadre des négociations est de mener des perquisitions approfondies à l'intérieur des maisons privées dans les villages libanais, afin de s'assurer qu'elles ne sont pas utilisées comme des caches d'armes dissimulées. L'armée libanaise, en revanche, a refusé au cours de l'année écoulée d'effectuer de telles perquisitions, craignant que cela ne conduise à une escalade interne. Des sources de sécurité au Liban ont même noté qu'une telle mesure intrusive nécessiterait l'émission de mandats de perquisition individuels pour chaque maison d'habitation.
Une source de sécurité étrangère a souligné que la question des pouvoirs de perquisition sur les propriétés privées doit être résolue dès que possible, y compris la question de savoir qui exactement les effectuera et dans quelles conditions, ainsi qu'une définition claire de la liberté de mouvement qui sera accordée aux forces étrangères. Le scénario le plus probable actuellement discuté est que les forces seront officiellement invitées par le gouvernement libanais dans le cadre d'un cadre d'action qui recevra l'approbation d'Israël.
Concernant la composition du mandat et l'identité des inspecteurs, les sources estiment que les États-Unis et Israël devraient s'opposer à toute implication de l'ONU dans le mécanisme d'application du désarmement. D'un autre côté, il est possible que les pays européens expriment une opposition contraire à une surveillance dictée par le « Conseil de paix » du président américain Donald Trump. À ce stade, les contacts sont définis par un sentiment d'« optimisme prudent ». Le bureau du Premier ministre, la présidence libanaise et les ministères des Affaires étrangères concernés ont choisi de ne pas fournir de réponse officielle au rapport.




