Des deepfakes aux troubles à l'ordre public : comment protéger les élections

Les prochaines élections à la Knesset font face à des défis inédits, allant de la désinformation par IA aux cybermenaces. Les autorités israéliennes, dont la Commission électorale centrale et le Shin Bet, déploient un dispositif renforcé pour garantir l'intégrité du scrutin.

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Des deepfakes aux troubles à l'ordre public : comment protéger les élections
Photo : Globes / הרצוג, זיני וסולברג בבית הנשיא / צילום: חיים צח / לע״מ

Les prochaines élections à la Knesset se dérouleront dans l'ombre d'une série de menaces pesant sur la confiance du public, l'intégrité du vote et la gestion du jour des élections lui-même. Certaines sont connues des campagnes précédentes — falsifications, troubles à l'ordre public et fausses nouvelles — tandis que d'autres s'intensifient à l'ère de l'intelligence artificielle et des cybermenaces. Cette semaine, le président de l'État, Isaac Herzog, a rencontré le président de la Commission électorale centrale, le juge de la Cour suprême Noam Sohlberg, et le chef du Shin Bet, David Zini, pour évaluer les menaces pesant sur l'intégrité du scrutin.

Fake news

La menace : Le jour des élections, des fausses nouvelles, de la propagande trompeuse et des contenus créés par l'intelligence artificielle — y compris des deepfakes — pourraient se propager rapidement, risquant de décourager les électeurs ou de nuire à la confiance dans les résultats.

Les solutions : Le juge Yitzhak Amit, ancien président de la Commission électorale, a proposé la création d'une « équipe d'intervention rapide ». La Commission a confirmé qu'une cellule de crise commune, incluant les réseaux sociaux, le Shin Bet et la police, sera opérationnelle pour identifier et supprimer les contenus fictifs. De plus, une loi récente impose désormais l'obligation de marquer toute propagande électorale créée ou éditée par l'intelligence artificielle.


Cybermenaces

La menace : Les systèmes informatiques de la Commission électorale gèrent le registre électoral et la totalisation des résultats. Toute intrusion pourrait perturber la gestion du scrutin ou retarder la publication des résultats. Les fuites de données constituent également un risque majeur pour la vie privée des électeurs.

Les solutions : Le contrôleur de l'État recommande l'adoption de normes internationales de cybersécurité et une gestion continue des risques. L'Institut israélien pour la démocratie préconise de définir clairement les responsabilités en matière de cyberdéfense et d'établir un comité consultatif permanent pour accompagner les préparatifs techniques.


Troubles à l'ordre public

La menace : Des provocations ou des manifestations organisées le jour du vote pourraient dissuader les citoyens de se rendre aux urnes en créant une atmosphère intimidante.

Les solutions : L'une des pistes envisagées est le déploiement de « forces de maintien de la paix » composées de représentants locaux sensibles aux réalités du terrain. Néanmoins, une présence policière efficace reste indispensable pour traiter les points de friction en temps réel et éviter toute escalade.


Falsifications

La menace : Bien que les cas de falsification aient diminué ces dernières années, les scénarios d'usurpation d'identité ou de manipulation de protocoles restent une préoccupation majeure pour la crédibilité du processus.

Les solutions : La Commission électorale centrale s'appuie sur des dizaines de mécanismes de contrôle, incluant la vidéosurveillance et la documentation systématique des bureaux de vote. En cas d'alerte aux missiles, le matériel électoral est conçu pour être transporté rapidement vers des espaces protégés. Le juge Amit a insisté sur la nécessité d'une application stricte de la loi, avec des enquêtes rapides et des poursuites pénales fermes contre toute tentative de fraude.

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