Rébellion interne chez Degel HaTorah après l'éviction de députés vétérans à la Knesset

Une grave crise interne a éclaté au sein du parti Degel HaTorah après l'éviction des députés Moshe Gafni et Uri Maklev. Le rabbin Dov Lando a imposé un contrôle strict sur la nomination des futurs assistants parlementaires.

Now14Auteur : Tehila Chekol
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Rébellion interne chez Degel HaTorah après l'éviction de députés vétérans à la Knesset
Photo : Now14 / מתוך העיתון

Rébellion interne et autorité spirituelle

Un véritable séisme politique secoue le parti ultra-orthodoxe ashkénaze Degel HaTorah, après l'éviction spectaculaire de ses députés les plus chevronnés à la Knesset. Un article détaillé publié dans l'organe de presse officiel du parti, sous le titre « Nous ne pouvons retenir nos mots », révèle des tensions internes d'une rare violence et une tentative de « mutinerie » des cadres opérationnels contre la direction spirituelle du mouvement.

Selon cette publication, le remaniement mené par le chef de file du courant lituanien, le rabbin Dov Lando, devait initialement être beaucoup plus radical. La direction avait d'abord envisagé un renouvellement total de la liste électorale, remplaçant l'intégralité des députés sortants par de nouveaux visages. Finalement, pour des raisons techniques et face à « l'état d'urgence » entourant la loi sur la conscription militaire, il a été décidé de conserver une partie des élus expérimentés et de se limiter au remplacement des deux plus anciens vétérans, Moshe Gafni et Uri Maklev.

Accusations de trahison et manipulations médiatiques

Le cœur du drame s'est joué lors d'un affrontement direct avec les assistants parlementaires des députés sortants. Le journal du parti a lancé une attaque sans précédent contre ces collaborateurs, les accusant d'avoir tenté de saboter les décisions des Sages de la Torah par des « opérations de relations publiques » et des fuites délibérées dans les médias. Selon l'organe de presse, ces assistants ont « craché dans la soupe » et utilisé des méthodes manipulatrices pour dépeindre la direction spirituelle comme déconnectée de la réalité du terrain.

L'article décrit comment ces proches ont tenté de présenter ce changement de génération comme une « humiliation », alors que les députés eux-mêmes s'étaient pliés à la décision avec soumission. Face à ce qui est devenu une campagne médiatique « orchestrée et insolente », le rabbin Dov Lando a tranché en ordonnant de mettre fin immédiatement à la crise. Il a envoyé des émissaires personnels pour notifier directement aux élus la fin de leur mandat afin de couper court aux manipulations.

La fin de l'indépendance des assistants parlementaires

À la suite de ces événements, une sanction sans précédent a été décidée, qui va transformer le fonctionnement interne du parti : dès la prochaine législature, les députés de Degel HaTorah ne pourront plus choisir librement leurs assistants. Chaque nomination d'assistant parlementaire devra recevoir l'approbation individuelle du comité rabbinique du mouvement, afin de garantir une fidélité absolue à la « vision de la Torah » et d'empêcher l'intrusion d'intérêts extérieurs dans les couloirs de la Knesset.

À l'issue de ce processus, la nouvelle liste de Degel HaTorah pour les élections de la 26e Knesset a été finalisée. Yaakov Asher prend la tête de la liste, suivi de Yitzhak Pindrus, Moshe Rosenthal, Yehuda Weisfish et David Zalz. Cette réorganisation, présentée comme une mesure de protection de « l'âme de notre existence » — le monde de l'étude de la Torah —, vise à resserrer les rangs avant les rudes batailles parlementaires qui attendent le secteur ultra-orthodoxe.

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