Ministère de la Défense : plainte inédite contre le chef du comité syndical
Le directeur général du ministère de la Défense, Amir Baram, a déposé une plainte officielle contre le chef syndical Sasson Peretz, dénonçant des intimidations sur fond de réformes et de tensions sociales.

Le directeur général du ministère de la Défense, Amir Baram, a déposé mercredi une plainte formelle inédite auprès du président de la Histadrut, Arnon Bar-David, et du commissaire à la fonction publique, Doron Cohen, dénonçant la conduite inappropriée du président du comité des travailleurs du ministère, Sasson Peretz. Selon M. Baram, cet incident s'ajoute à une série de comportements récurrents caractérisés par une attitude méprisante et menaçante envers les gestionnaires et le personnel.
Conflit Social et Réforme de la Réhabilitation
Cette tension survient dans le cadre d'un différend prolongé concernant pourvois de postes de direction et la réforme de la direction de la réhabilitation. Une commission professionnelle dirigée par le professeur Shlomo Mor-Yosef a récemment recommandé de transformer ce département en une autorité nationale autonome, suscitant de vives oppositions.
M. Baram a indiqué que le chef syndical avait élevé la voix, intimidé des agents de tous rangs et s'était physiquement approché d'eux, créant un climat d'insécurité. Plusieurs employés ont requis l'anonymat par crainte de représailles professionnelles. Dans une note interne, M. Baram a rappelé qu'aucun désaccord organisationnel ne justifie l'intimidation ou le recours au « shaming » public.
Réponse du Comité des Travailleurs
En réaction, M. Peretz a accusé la direction du ministère de violer des accords régissant les relations de travail depuis un demi-siècle, notamment en modifiant les critères de nomination sans consultation. M. Peretz soutient que la direction cherche à briser le syndicat et à salir sa réputation.
« La Histadrut soutient pleinement nos actions au service de quelque 2 300 employés du ministère », a déclaré M. Peretz, affirmant que les plaintes font suite à la diffusion d'une vidéo syndicale rappelant aux salariés qu'ils ne sont pas tenus de violer les consignes de grève.





