Dans le style du 6 octobre ? L'accord tacite avec le Hezbollah au Liban
Les médias libanais ont fait état d'un accord conclu dans le cadre des contacts entre Washington et Beyrouth, qui a conduit à une fin rapide des échanges de tirs entre Tsahal et l'organisation terroriste Hezbollah.
Des contacts de haut niveau entre Beyrouth et Washington visaient à empêcher une nouvelle détérioration entre Israël et le Hezbollah, et se sont terminés par une compréhension selon laquelle Israël se contenterait de la dernière vague de frappes dans le sud du Liban, tandis que le Hezbollah ne répondrait pas à l'élimination de deux membres haut placés de l'organisation. C'est ce qu'a déclaré une source diplomatique au journal libanais « Nidaa al-Watan », qui est identifié avec la ligne opposée au Hezbollah.
Selon la source, la confrontation entre Israël, le Hezbollah et l'Iran est entrée dans une nouvelle phase de « messages de sécurité complexes et cryptés ». Il affirme que les incidents de sécurité dans lesquels des forces israéliennes sont touchées dans le sud du Liban peuvent être interprétés comme des actions du Hezbollah, même lorsque l'organisation s'abstient d'en assumer la responsabilité. D'un autre côté, toute attaque ou élimination israélienne est perçue par l'organisation comme un message direct qui lui est adressé. La source a noté que les frappes aériennes israéliennes qui ont conduit à l'élimination de deux membres haut placés du Hezbollah étaient un « message cinglant » pour l'organisation.
Selon le rapport, les frappes sont intervenues après une opération de sécurité menée environ une semaine plus tôt, au sujet de laquelle le Hezbollah maintient toujours une ambiguïté.
« Après l'escalade, des contacts intensifs ont eu lieu entre le Liban et les États-Unis. À leur issue, une formule a été élaborée selon laquelle Israël se contenterait de ce qu'il a déjà fait, et en échange, le Hezbollah ne répondrait pas à l'élimination de ses deux hommes », a ajouté la source.
Les deux hauts responsables dont Israël a annoncé l'élimination sont Ali Samir al-Hajj Hassan, commandant de bataillon dans la force Radwan, et Abu Hassan Alaa (identifié par des sources libanaises comme Ali Muhammad Fakhr al-Din), un haut responsable de l'unité Badr du Hezbollah. Tsahal a déclaré que les deux étaient impliqués dans la planification et l'exécution d'opérations contre ses forces dans le sud du Liban.
La source diplomatique a estimé que la formulation utilisée par le Hezbollah dans sa dernière déclaration visait à préserver le « droit de réponse » sans être entraîné dans une confrontation ouverte. Il a également averti que le scénario le plus dangereux est une flambée de violence à l'approche des élections en Israël, où les considérations militaires et politiques pourraient se combiner et transformer toute action sur le terrain en un tournant qui changerait les règles de la confrontation.
Parallèlement, des sources américaines qui se sont entretenues avec le journal ont déclaré que Washington continue d'adhérer au cadre des accords entre Israël et le Liban. Selon elles, l'objectif est un processus progressif dans lequel Israël se retirera du sud du Liban, et parallèlement, l'infrastructure militaire du Hezbollah sera démantelée de manière vérifiable. Les sources ont souligné que les États-Unis considèrent le Hezbollah comme le principal obstacle à un accord de sécurité permanent.




