Dadi Simhi envisage de quitter Benny Gantz — le Likoud est prêt à négocier
Selon Kan 11, Dadi Simhi envisage de mettre fin à son partenariat politique avec Benny Gantz, tandis que le Likoud étudie la possibilité de lui offrir une place réservée. Simhi avait précédemment confirmé avoir reçu de telles offres de la part du parti au pouvoir.
La correspondante politique de Kan 11, Yaara Shapira, a rapporté dimanche que le général de brigade (rés.) Dadi Simhi envisage de mettre fin à son partenariat politique avec Benny Gantz. Il étudie la possibilité de rejoindre le Likoud si une place réservée lui est offerte sur la liste du parti pour les prochaines élections. Selon le rapport, Simhi a fait comprendre à Gantz qu'il avait l'intention de poursuivre sa carrière politique, même si cela ne devait pas se faire dans le cadre de Bleu et Blanc.
La possibilité que Simhi rejoigne le Likoud prend un poids supplémentaire dans le contexte de ses récentes déclarations lors d'une interview avec 'Maariv', où il a révélé avoir déjà reçu des offres de la part du parti. Lorsqu'on l'a interrogé sur les forces politiques qui l'avaient approché, il a noté :
« Les offres sont venues des deux côtés. Hier encore, j'ai reçu à nouveau des signaux du Likoud : ils m'ont proposé une place réservée et des postes attractifs, mais je vise l'unité, c'est pourquoi j'ai rejoint Gantz. »
Plus tôt ce mois-ci, Simhi n'a pas exclu la possibilité d'accepter une place réservée au Likoud, s'abstenant de nier sa volonté d'occuper un poste exécutif dans le prochain gouvernement.
Cependant, dans un podcast de 'Maariv', Simhi a expliqué pourquoi il a choisi de s'aligner sur Gantz à ce stade :
« J'ai vu qu'il porte le drapeau de l'unité. Quand on essaie de mettre l'idéalisme de côté pour passer au pragmatisme, on comprend qu'il faut bâtir des alliances. Le faire seul est plus complexe. C'est pourquoi la première alliance a été avec Benny. Je pense que c'est un homme honnête qui croit en l'unité et agit pour le bien d'Israël. »
Simhi a souligné que l'alliance avec Gantz n'implique pas un accord total sur toutes les questions. À titre d'exemple, il a pointé du doigt les désaccords concernant la nature de la commission d'enquête sur les événements du 7 octobre : Gantz soutient une commission d'enquête d'État, tandis que Simhi lui-même préfère une commission d'enquête spéciale dotée de pouvoirs plus étendus.
Malgré ces désaccords, Simhi a jusqu'à présent présenté le partenariat avec Gantz comme un moyen d'atteindre son objectif principal : la mise en place d'un large gouvernement d'unité. Cependant, le nouveau rapport de Shapira soulève à nouveau des questions sur la pérennité de ce partenariat à l'approche des prochains cycles électoraux.




