Controverse sur le plan pour Gaza : Nétanyahou accusé de dissimuler des détails au cabinet
Tsahal a suspendu ses frappes dans la bande de Gaza dans le cadre des négociations sur la démilitarisation. Les ministres Bezalel Smotrich et Orit Struck affirment que le cabinet a été induit en erreur sur les détails du plan.

Au cours des dernières 24 heures, Tsahal n'a pas mené de frappes dans la bande de Gaza, interrompant une campagne de plusieurs mois contre les terroristes impliqués dans les attaques du 7 octobre. Cette pause intervient après une rencontre entre le Premier ministre Benyamin Nétanyahou et le directeur général du Conseil de la paix, Nickolay Mladenov, qui a sollicité un arrêt des hostilités de deux semaines pour finaliser les accords avec le Hamas.
L'accord prévoit un processus progressif de désarmement des organisations terroristes et un retrait complet des troupes israéliennes. Toutefois, des sources politiques ont réaffirmé aujourd'hui qu'« Israël ne se retirera pas de la ligne actuelle dans la bande de Gaza et continuera de contrecarrer toute menace contre nos citoyens et nos soldats ».
Tensions au sein du cabinet
Les ministres Bezalel Smotrich et Orit Struck ont vivement critiqué la gestion du dossier, affirmant que le cabinet avait reçu des informations erronées. Selon eux, la « feuille de route » ne garantit pas une véritable démilitarisation, mais risque de transférer l'armement entre des mains palestiniennes.
« Toute la démilitarisation est un faux. Il n'y a pas de désarmement, mais plutôt un transfert d'armes vers des mains palestiniennes qui agiront selon la loi de Ramallah, laquelle ne considère pas la terreur contre les Juifs comme une infraction », ont déclaré les ministres.
La position du Conseil de la paix
Face à la polémique, le Conseil de la paix a publié un communiqué qualifiant la rencontre avec Nétanyahou de constructive. Il précise qu'un retrait complet de Tsahal au-delà de la « ligne jaune » ne surviendra qu'après un désarmement total, incluant la destruction des tunnels et des stocks d'armes. La mise en œuvre sera supervisée par une Force internationale de stabilisation et un comité de vérification incluant les États-Unis.
Une source au sein du Conseil de la paix a qualifié d'« absurdités » les allégations selon lesquelles Nétanyahou n'aurait pas été informé, assurant que tous les documents avaient été transmis au bureau du Premier ministre et au Conseil de sécurité nationale depuis plusieurs semaines.
Point sur la situation
Malgré ces débats, Tsahal poursuit ses opérations ciblées. Le porte-parole de l'armée a annoncé l'élimination de Mahmoud Fatair, commandant de l'unité « Nukhba » du Jihad islamique, impliqué dans les événements du 7 octobre.
La semaine dernière, le président américain Donald Trump a annoncé un plan en 20 points, qualifié d'« historique », visant à assurer la démilitarisation complète des organisations armées dans la bande de Gaza.



