Condamnation à 140 000 shekels pour diffamation envers Shikma Bressler
Le tribunal de première instance de Jérusalem a tranché en faveur de la professeure Shikma Bressler dans une affaire de diffamation contre Pany Michaeli. La défenderesse devra verser des dommages-intérêts, supprimer les publications litigieuses et publier un démenti.

Le tribunal de première instance de Jérusalem a accueilli la plainte en diffamation déposée par la professeure Shikma Bressler contre Pany Michaeli, suite à une série de publications sur les réseaux sociaux après le 7 octobre. La juge Dorit Feinstein a qualifié ces propos de « haute diffamation » et a rejeté les arguments de la défense, notamment ceux fondés sur la « bonne foi » ou la « vérité des faits ».
Bressler réclamait réparation pour 26 publications dans lesquelles Michaeli l'accusait de trahison envers l'État et de complicité avec le Hamas. Les messages contenaient des appels à interroger Bressler « dans les sous-sols du Shin Bet », à la torturer et même à l'exécuter. Michaeli avait également utilisé des termes injurieux comme « terroriste nazie » et modifié l'orthographe du nom de la plaignante pour y insérer les lettres SS.
Décision du tribunal
La juge Feinstein a souligné que les publications n'étaient ni accidentelles ni passagères, mais qu'elles s'inscrivaient dans une démarche cohérente et persistante. Le tribunal a rejeté la défense de « vérité dans la publication », la défenderesse n'ayant pu fournir aucune preuve à l'appui de ses allégations, se retranchant derrière son « intuition ».
L'argument de la défense qualifiant la plainte de « poursuite-bâillon » (SLAPP) a également été écarté. Le tribunal a estimé que la nature et le volume des publications contredisaient l'idée que Michaeli aurait été choisie au hasard comme « bouc émissaire ».
Indemnisation et obligations
Constatant une intention manifeste de nuire, le tribunal a accordé le montant maximal prévu par la loi. Bien que les 26 publications aient été considérées comme un acte unique aux fins de l'indemnisation, la sanction financière reste importante.
Michaeli est condamnée à verser :
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100 000 shekels de dommages-intérêts (plus intérêts et indexation).
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35 000 shekels d'honoraires d'avocat.
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5 500 shekels de frais de justice.
Le montant total s'élève à 140 500 shekels. En outre, le tribunal a ordonné à Michaeli de supprimer toutes les publications diffamatoires de ses comptes Facebook et Twitter et de publier un avis précisant que ses propos concernant Shikma Bressler étaient diffamatoires et reconnus comme mensongers par la justice.




