Comment le Shayetet a éliminé l'architecte nucléaire d'Assad
18 ans après l'opération secrète qui a ébranlé le régime de Damas, Israël admet pour la première fois être à l'origine de l'élimination du général Muhammad Suleiman dans la ville balnéaire de Tartous. Suleiman, confident de Bachar el-Assad, gérait le projet de réacteur nucléaire avec la Corée du Nord et servait de canal pour le transfert d'armes changeant la donne de Téhéran vers le Hezbollah. L'opération du commando naval s'est terminée par des tirs à bout portant sans laisser de traces.

L'un des plus grands mystères de sécurité du Moyen-Orient touche à sa fin : 18 ans après l'une des liquidations les plus mystérieuses et audacieuses menées au-delà de la frontière, Israël assume désormais officiellement la responsabilité de l'élimination du général Muhammad Suleiman en 2008. Suleiman, qui servait de conseiller à la sécurité le plus proche et le plus haut placé du président syrien Bachar el-Assad, a été éliminé lors d'une opération silencieuse et mortelle qui a laissé le régime de Damas en état de choc total et a porté un coup dur à l'axe radical.
Commandos venus de la mer et tirs sur le balcon de la villa
La liquidation dramatique, qui semble tirée d'un scénario de film d'espionnage, a eu lieu dans la ville balnéaire syrienne de Tartous, située sur la côte méditerranéenne. Alors que Suleiman se trouvait sur le balcon de sa villa d'été, des combattants du commando naval Shayetet ont émergé de la mer. Les combattants secrets ont tiré des coups de feu précis sur lui à courte portée et ont disparu dans les profondeurs. Ils ont disparu comme s'ils n'avaient jamais été là, sans laisser derrière eux le moindre indice ou trace sur le terrain, laissant les systèmes de sécurité syriens impuissants face à cette opération précise.
L'architecte nucléaire et le canal d'armes du Hezbollah
Le général Suleiman n'était pas seulement un officier supérieur, mais un cerveau stratégique et l'une des figures clés les plus dangereuses de la région. Il était défini comme l'architecte du projet nucléaire de Damas, et était celui qui a dirigé au nom du régime l'établissement du réacteur nucléaire secret à Deir ez-Zor – un réacteur qui a finalement été détruit par l'armée de l'air israélienne en 2007. Dans le cadre de ce rôle, il gérait également la connexion secrète et sensible avec la Corée du Nord.
Au-delà du projet nucléaire, Suleiman fonctionnait comme le lien le plus haut placé entre Téhéran et l'organisation Hezbollah au Liban. Il servait de canal central pour les transferts d'armements avancés, de missiles et d'armes changeant la donne qui menaçaient le front intérieur israélien. Son pouvoir au palais présidentiel était sans précédent : Suleiman commandait la branche secrète pour le développement et l'acquisition d'armes pour l'armée syrienne, et contrôlait d'une main de fer les budgets de défense massifs de la famille Assad, jusqu'à ce que ces balles sur le balcon à Tartous mettent fin à son activité.





