Colère au sein du « bloc du changement » contre Mansour Abbas : « Tir ami »

La réaffirmation de l'identité palestinienne du président de la liste Ra'am a suscité la colère au sein du « bloc du changement », où on l'accuse de nuire aux chances de former un gouvernement. En toile de fond, la crainte d'un renforcement de la « Liste commune » et l'adhésion attendue de Yoav Segalovitz à la liste. Abbas tente de trouver un équilibre entre les voix du secteur et son intégration dans la coalition.

Israel HayomAuteur : Ili Zilberberg
Source
Colère au sein du « bloc du changement » contre Mansour Abbas : « Tir ami »
Photo : Israel Hayom / מנסור עבאס | צילום: אורן בן חקון

Des hauts responsables du « bloc du changement » ont été surpris ces derniers jours par les déclarations du président de la liste Ra'am, Mansour Abbas, qui s'est identifié comme Palestinien et a rejeté la reconnaissance d'Israël en tant qu'État juif. Ces propos ont été accueillis avec colère au sein du bloc, mais ils sont motivés par des raisons politiques internes liées aux luttes de pouvoir au sein de la société arabe.

Des sources au sein du « bloc du changement » ont exprimé leur étonnement ces derniers jours suite à une série de déclarations du président de Ra'am. Des hauts responsables du bloc ont accusé Abbas de nuire aux chances de former un gouvernement s'appuyant sur son parti, qualifiant ses propos de « tir ami ».

La raison principale de cette radicalisation du discours réside dans les changements sur la scène politique arabe, et avant tout dans la reconstitution de la « Liste commune ». Abbas, qui a refusé de participer à cette union, est désormais confronté à des sondages indiquant un renforcement de la « Liste commune » à 7 ou 8 sièges. Le président de Ra'am craint que le taux de participation dans le secteur n'augmente et ne joue en faveur de ses rivaux, alors que lui-même risque de ne pas franchir le seuil électoral.

En fin de compte, Abbas manœuvre entre deux centres de pression contradictoires. Il doit prouver à l'électeur arabe qu'il défend ses valeurs afin de récolter des voix, mais il doit parallèlement veiller à ne pas éloigner les partenaires potentiels du « bloc du changement », sans lesquels il ne pourra pas intégrer le futur gouvernement.

Dans la même rubrique