Violences sur mineur : pourquoi les victimes se rétractent et la justice persiste

Retour sur un procès marquant de violences sur mineur où la victime était revenue sur ses déclarations. Les procureurs analysent les pressions psychologiques en jeu.

Violences sur mineur : pourquoi les victimes se rétractent et la justice persiste
Photo d'illustration FilIsrael : AI Generated

Il y a un an, une mineure identifiée sous les initiales de Sh. traversait un processus judiciaire retentissant après avoir dénoncé des agressions sexuelles commises par le conjoint de sa mère. Bien que la jeune fille ait tenté de revenir sur ses déclarations en cours de procédure, la Cour suprême a confirmé la condamnation de l'agresseur, illustrant la complexité des affaires d'abus au sein de la cellule familiale.

Le Dilemme et les Pressions Familiales

Les spécialistes et les magistrats rappellent que les mineurs victimes de violences intrafamiliales subissent de lourdes pressions psychologiques les poussant parfois à se rétracter. Selon Noa Field, chercheuse à l'Institut Haruv, l'enfant se trouve tiraillé entre la nécessité de révéler les faits et la peur de détruire son foyer, en l'absence de soutien parental adéquat. Dans cette affaire, après avoir été placée d'urgence, Sh. a exprimé le souhait de retirer sa plainte après de brèves retrouvailles supervisées avec sa mère.

L'Intérêt Supérieur de la Justice

Malgré le revirement de la victime, déclarée témoin hostile lors du procès, le Parquet a maintenu les poursuites en s'appuyant sur les premiers témoignages détaillés recueillis par des enquêteurs spécialisés. Les autorités judiciaires soulignent que poursuivre l'action publique en dépit de la rétractation des plaignants constitue un signal fort : les agresseurs ne peuvent échapper à la justice par la coercition, et l'État veille à protéger les mineurs vulnérables.

Dans la même rubrique