Le bloc du changement fait pression sur Benny Gantz pour qu'il se retire
Des figures clés du bloc du changement font pression sur Benny Gantz pour qu'il se retire des élections en raison de mauvais sondages. Ses détracteurs l'accusent de gaspiller des fonds publics, tandis que son camp maintient qu'il ira jusqu'au bout.

Des hauts responsables du « bloc du changement » ont décidé de lancer une campagne de pression concertée pour inciter le président de Bleu Blanc, le député Benny Gantz, à se retirer de la course et à quitter la scène politique, arguant qu'il constitue le principal obstacle à la victoire du bloc aux prochaines élections. Le chef du parti Yashar !, Gadi Eisenkot, a clairement indiqué que le bloc du changement se compose de quatre formations seulement — Yashar !, BeYachad, Yisrael Beytenu et Les Démocrates — et que tout vote pour un autre parti équivaut à un vote pour le Premier ministre Benjamin Netanyahou.
Une pression accrue face à de mauvais sondages
Cette offensive intervient alors que Gantz a refusé à plusieurs reprises de s'engager à garantir une majorité de 61 sièges pour son ancien partenaire Gadi Eisenkot ou pour tout autre candidat au poste de Premier ministre. Face à des sondages désastreux qui placent systématiquement Bleu Blanc sous le seuil électoral, les dirigeants du bloc du changement ont résolu d'exercer une pression massive pour forcer son retrait.
Un haut responsable du camp du changement a accusé Gantz d'agir par calculs personnels : « Gantz est motivé par la frustration personnelle liée à sa situation politique. Pour lui, il n'y a aucun problème à ce que Netanyahou continue de servir comme prochain Premier ministre. » En revanche, un proche de Gantz a rejeté ces accusations avec force, affirmant que son message en faveur d'un gouvernement d'union élargie est la seule voie menant à une coalition sioniste large. « Rien n'y fera, Gantz va jusqu'au bout », a assuré cette source.
Accusations de gaspillage de fonds publics
La députée Yulia Malinovsky (Yisrael Beytenu) a vivement critiqué Gantz, qualifiant sa campagne de pathétique et de financièrement irresponsable.
« La candidature de Gantz est non seulement pathétique, mais elle gaspille aussi l'argent des citoyens israéliens. Tout le monde sait qu'il n'y a aucune chance que Bleu Blanc franchisse le seuil électoral, et pourtant Benny Gantz s'apprête à gaspiller 15 millions de shekels de fonds publics pour sa publicité en sachant qu'il n'a aucune chance. »
Malinovsky a suggéré qu'il s'agissait d'un blanchiment d'argent sur le plan public. En réponse, la députée de Bleu Blanc Pnina Tamano-Shata a vigoureusement défendu son dirigeant, dénonçant une tentative de manipulation antidémocratique orchestrée par les rivaux de l'opposition pour faire taire une voix modérée.
Tensions internes et fronde des députés
Ces dernières semaines, des sources au sein de Bleu Blanc ont averti que Gantz menait le parti à sa perte. La députée Yael Ron Ben Moshe, qui a annoncé sa démission il y a deux semaines, a accusé Gantz de nuire gravement au camp politique. Des sources internes ont indiqué que les parlementaires restants envisagent de poser un ultimatum à Gantz s'il s'avère que le parti ne parvient pas à franchir le seuil d'éligibilité.




