"C'est une guerre culturelle" : les données derrière la radicalisation des messages au Likoud révélées

Des sondages internes menés par des ministres et des députés du Likoud ont révélé que pour 80 % des membres inscrits, la bataille contre la Cour suprême et le conseiller juridique du gouvernement est la question la plus brûlante. Ce qui a commencé comme le message d'un politicien impopulaire est devenu l'épine dorsale de la plateforme du parti.

YnetAuteur : Moran Azulay
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"C'est une guerre culturelle" : les données derrière la radicalisation des messages au Likoud révélées
Photo : Ynet / צילום: יאיר שגיא, יריב כץ, שאול גולן

La bataille pour le cœur d'environ 140 000 membres du Likoud éligibles au vote lors des primaires se déroule sous haute tension, car les neuf places réservées par le Premier ministre Benyamin Nétanyahou ne laissent que peu de places libres. Le calendrier des ministres et des députés de la Knesset à l'approche de lundi est particulièrement chargé : ils parcourent le pays, multiplient les appels téléphoniques et organisent des réunions privées pour assurer leur place.

La carte des votes au Likoud se compose de deux parties principales. « Les accords » représentent environ 40 % des votes, basés sur des ententes organisées entre recruteurs et députés. Les 60 % restants sont des membres libres qui votent selon l'agenda des représentants publics. Nétanyahou, craignant apparemment les résultats des primaires, a exigé un nombre anormalement élevé de places réservées pour équilibrer la liste avec des personnalités plus modérées, dans le cadre de la campagne du « large gouvernement national ».

La question juridique comme priorité absolue

Pour comprendre les préoccupations de l'électorat, des ministres et des députés de la Knesset ont récemment mené des sondages internes. Les résultats sont sans équivoque : environ 80 % des membres du Likoud ont désigné la question juridique comme leur préoccupation la plus urgente. Le système judiciaire, le conseiller juridique du gouvernement et l'activité de la Cour suprême sont au cœur de leurs inquiétudes.

Des messages qui étaient autrefois le domaine des plus extrêmes sont devenus routiniers pour les ministres seniors du Likoud. « Les membres du Likoud ont développé une véritable hostilité envers Isaac Amit et Gali Baharav-Miara, sentant que les deux agissent contre eux », a déclaré un ministre senior à Ynet. Un autre a expliqué que la colère contre le système judiciaire dépend d'une guerre culturelle, où le système représente à leurs yeux une élite qui les méprise.

Sécurité et questions sociales

La deuxième question qui intéresse le plus les membres concerne la sécurité, et plus particulièrement le dossier iranien, que 60 % des membres considèrent comme un facteur déterminant de leur vote. Nétanyahou a longtemps marqué le Likoud sous sa direction comme le parti offrant la réponse la plus expérimentée aux défis sécuritaires.

Un chiffre surprenant concerne le coût de la vie. Le parti qui se vantait autrefois des cinq M de Jabotinsky (nourriture, logement, vêtements, traitement, enseignant) traite de moins en moins de ces sujets. Seuls 40 % des membres dans les sondages récents ont marqué ces thèmes comme importants. En fin de compte, la carte des intérêts des membres du Likoud dessine un changement profond dans l'ADN du parti au pouvoir : le chemin le plus rapide vers le sommet passe désormais par un affrontement frontal avec le système judiciaire.

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