"C'est pour cela que nous nous battons" : les commandants de la brigade Golani pourront accompagner leurs enfants en CP
En vue du 1er septembre, une décision inhabituelle a été prise au sein de la brigade Golani : permettre aux commandants d'accompagner leurs enfants à l'école. "Ella sait que papa se bat contre les méchants et elle est très fière", raconte le lieutenant-colonel A., commandant du 12e bataillon.

"Chaque militaire de carrière de la brigade Golani, qu'il soit sur le terrain ou au quartier général, sera avec ses enfants le 1er septembre et les accompagnera à l'école. La mission est notre priorité absolue, mais nous n'oublions pas l'arrière." C'est ce qu'a déclaré le commandant adjoint de Golani, le colonel N., à propos de la décision prise dans la brigade en l'honneur de la rentrée scolaire.
Derrière cette décision se cache également l'histoire personnelle du colonel N. (41 ans), originaire de Kela Alon, père de quatre enfants, dont Maya, six ans, qui entre aujourd'hui (lundi) en CP. "C'était une année difficile, la distance et le manque. J'ai essayé d'être présent aux moments importants, les anniversaires, les fêtes de fin d'année. Là où la situation le permettait", a-t-il raconté, ajoutant qu'il avait participé à distance aux préparatifs de cette journée, bien que sa femme ait fait la majeure partie du travail.
À propos du premier jour d'école, il a déclaré : "Maya est très excitée, un nouvel endroit, de nouveaux enfants. Je vois qu'elle est heureuse." Aux enfants qui n'ont pas eu la chance d'être accompagnés par un parent resté à l'armée, il a demandé de transmettre : "Sachez qu'ils ne l'ont pas fait par manque d'attention, mais parce que l'État d'Israël avait besoin d'eux ailleurs."
Si l'on demande à Maya, elle sait expliquer que "papa est à l'armée, il nous protège".
"C'est pour cela que nous nous battons. Pour qu'il y ait une école, pour qu'il y ait une routine, pour que les écoles ouvrent", a raconté le commandant du 12e bataillon, le lieutenant-colonel A. (32 ans), originaire de Mevo Dotan, qui accompagnera aujourd'hui sa fille aînée Ella, six ans, en CP.
"Elle est très excitée et heureuse, mais aussi avec le calme qui caractérise les enfants de commandants", a-t-il dit. "Ella sait que je commande beaucoup de soldats et que nous nous battons contre les méchants. Il ne fait aucun doute que c'est un défi. Mais elle en est très fière. J'ai dû la convaincre de ne pas aller à l'école avec un t-shirt 'Mon papa est à Golani', mais avec une tenue d'école."
"L'ordre est subordonné à la mission, nous nous assurons d'abord qu'elle soit accomplie de la meilleure façon possible", a précisé A. concernant la directive. "La deuxième chose en importance, ce sont les gens, et cela ne concerne pas seulement les commandants et les combattants eux-mêmes, mais aussi les familles. Ce sont elles qui nous donnent la force de continuer."




