À cause du producteur israélien : appels au boycott dans le monde arabe contre « Spider-Man »
Des campagnes au Liban et en Jordanie appellent à supprimer le nouveau film Marvel en raison de l'implication du producteur Avi Arad. La raison : son service à Tsahal et son soutien à Israël. Malgré les protestations, la demande au box-office reste à son comble.

Le nouveau film de la franchise Spider-Man, « Spider-Man: Brand New Day », est au centre d'une tempête politique au Moyen-Orient. Des organisations pro-palestiniennes au Liban, en Jordanie et dans d'autres pays arabes ont lancé un appel général au boycott du film. La cible de la campagne de boycott n'est pas l'intrigue du film ou les acteurs, mais l'un de ses principaux producteurs — l'homme d'affaires et producteur israélo-américain Avi Arad.
Arad, ancien président de Marvel Studios et soldat de Tsahal ayant participé à la guerre des Six Jours, est l'un des principaux producteurs du film. Les leaders de la campagne de boycott se concentrent sur son passé militaire et sur une lettre publique qu'il a publiée en 2024, dans laquelle il a vivement critiqué le sénateur américain Chuck Schumer, qui avait critiqué le Premier ministre Benyamin Nétanyahou et appelé à un cessez-le-feu. Arad a précisé dans sa lettre qu'il est fier de son service militaire et a rejeté toute ingérence dans la politique d'Israël.
Suite aux positions d'Arad, la « Campagne pour le boycott des partisans d'Israël » au Liban a appelé à ne pas acheter de billets pour le film, affirmant que le soutien financier à l'œuvre d'un partisan d'Israël constitue une « normalisation culturelle ». Parallèlement, l'organisation jordanienne « Taharruk » a appelé le syndicat des artistes et les cinémas du pays à retirer le film du programme des projections, et des appels similaires ont été diffusés sur les réseaux sociaux dans les pays arabes.
Malgré les efforts pour mener un boycott généralisé, l'impact de la protestation sur le public sur le terrain semble négligeable. Les représentants des chaînes de cinémas au Liban ont rapporté que la demande pour le film reste élevée et que les projections se poursuivent normalement, ce qui illustre une fois de plus le fossé entre les campagnes sur les réseaux sociaux et la réalité au box-office.




