Eyal Berkovic condamné à 51 000 shekels pour diffamation envers un joueur
La justice israélienne a condamné l'animateur Eyal Berkovic à verser 51 000 shekels au gardien Tzlil Hatocha pour des accusations de matchs truqués proférées en direct.

L'ancienne star du football et personnalité médiatique israélienne Eyal Berkovic a été condamnée par le tribunal d'instance de Tel-Aviv-Jaffa à verser 51 000 shekels de dommages et intérêts au gardien de but Tzlil Hatocha pour diffamation.
Ce litige judiciaire fait suite à des propos tenus en 2021 par Berkovic lors de ses émissions. Alors que Hatocha évoluait au sein du club de Kafr Qasim en deuxième division, Berkovic avait vivement attaqué le joueur à l'antenne à la suite d'un but encaissé, l'accusant sans fondement de matchs joués d'avance au cours de cinq interviews distinctes.
L'analyste sportif avait qualifié l'action de « but puant », affirmant que tous les matchs étaient truqués, tournant en dérision la parade du gardien et réclamant l'ouverture d'une enquête policière. Il occupait alors les fonctions de directeur sportif de l'Hapoel Petah-Tikva, un club rival direct, ce qui constituait un net conflit d'intérêts.
Une enquête officielle mandatée par la Fédération israélienne de football a totalement disculpé Hatocha, révélant par ailleurs que des supporters de Petah-Tikva avaient envisagé de lui offrir des stimulants pour préserver ses cages inviolées.
La défense de Berkovic a invoqué la liberté d'expression et l'usage d'un franc-parler inhérent aux émissions sportives. Finalement, les deux parties ont confié l'arbitrage final à la juge Ronit Pinchuk-Alt, mettant un terme à ce retentissant conflit.





