Itamar Ben Gvir s'affronte avec le journaliste Amit Segal à Jérusalem
Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir s'est opposé au journaliste Amit Segal lors de la conférence de Jérusalem, défendant sa politique carcérale et éludant les questions sur son passé.

Duel verbal lors de la conférence de Jérusalem
Lors de la conférence de Jérusalem organisée par le groupe « B'Sheva », le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a été interviewé par le journaliste politique Amit Segal. L'entretien a rapidement tourné à la confrontation directe, abordant la stratégie électorale du parti « Otzma Yehudit », les conditions de détention des prisonniers sécuritaires et le rôle de la députée Tally Gotliv.
L'entretien a débuté par une question de Segal demandant si le maintien de Ben Gvir au gouvernement représentait un danger pour Israël. Le ministre a choisi de répondre sur un plan personnel :
« Vous me méprisez un peu. Vous n'aimez pas mon style, vous n'aimez pas mes actions. Pourtant, mon collègue Bezalel Smotrich fait souvent des choses similaires, et je ne vous ai pas entendu l'attaquer avec une telle fureur. Vous savez quoi ? Tant mieux, Bezalel se présente seul désormais, vous aurez quelqu'un pour qui voter, et moi je m'adresse à un autre public. »
Segal a répliqué brièvement : « Je ne méprise aucun Juif. » L'attaque de Ben Gvir fait suite à une récente chronique de Segal affirmant qu'un autre gouvernement avec Itamar Ben Gvir à un poste clé serait un désastre pour Israël.
Débat sur le populisme et la dissuasion carcérale
Segal a interrogé le ministre sur ses réalisations concrètes pour le pays, au-delà de l'obtention de mentions « j'aime » et de sièges dans les sondages. Ben Gvir a répondu :
« Tout d'abord, nos mandats progressent, Dieu merci. Vous pouvez applaudir. Mais oui, je veux vous dire, Amit, assez avec cette fausse bienséance étatique. Pendant trop d'années, nous avons voulu paraître gentils. Quand nous venons avec détermination et affirmons que les terroristes souffrent dans nos prisons, eh bien, ça marche. »
Le ministre a affirmé que la diffusion d'images montrant des conditions de détention strictes dissuadait les attaques. Selon lui, les jeunes de Cisjordanie et de Gaza hésitent désormais à commettre des attentats car ils savent que les prisons ne sont plus des « hôtels » et que « Ben Gvir est fou ». Sur le plan diplomatique, il a réaffirmé qu'un État palestinien constituait une menace existentielle, se disant prêt à subir toutes les sanctions pour y faire obstacle.
Soutien à Tally Gotliv et questions historiques
Au cours du débat politique, le ministre a exprimé un soutien sans faille à la députée du Likoud Tally Gotliv, la qualifiant de « reine » qui combat l'État profond et affirmant qu'elle méritait de devenir ministre. Segal a rejeté cette analyse, estimant que ses interventions bruyantes nuisaient à la coalition, rappelant notamment son initiative chaotique concernant le comité de nomination des juges.
En fin d'entretien, Segal a évoqué le portrait du Dr Baruch Goldstein qui était autrefois suspendu dans la maison du ministre, lui demandant pourquoi il l'avait retiré. Ben Gvir a répondu :
« Je n'ai jamais pensé et je ne pense pas que tuer un Arabe soit une bonne chose. Quand j'ai compris que c'était le message véhiculé par ce portrait, je l'ai retiré. En revanche, je pense que tuer des terroristes est un grand commandement. »
Interrogé directement par Segal pour savoir s'il considérait que Baruch Goldstein avait tué des terroristes, Itamar Ben Gvir a choisi d'éluder la question, refusant de qualifier directement les actes de Goldstein.




