Ben Gvir bloque les nominations policières et accuse la conseillère juridique
Le ministre Itamar Ben Gvir a bloqué les nominations au sein de la police, accusant la conseillère juridique Gali Baharav-Miara d'avoir proposé un accord secret au chef de la police. L'entourage de ce dernier dément fermement.

Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a envoyé une lettre détaillée dénonçant ce que son entourage qualifie de « manœuvre politique » orchestrée par le commissaire général de la police et la conseillère juridique du gouvernement, Gali Baharav-Miara.
Selon le ministre Ben Gvir, le chef de la police est revenu sur sa décision ces dernières semaines et a demandé à promouvoir plusieurs nominations. Cette initiative intervient alors que la conseillère juridique Gali Baharav-Miara avait précédemment rappelé que la jurisprudence limitait strictement les nominations à l'approche des élections.
Accusations d'accord secret
Le ministre Ben Gvir affirme que jeudi soir dernier, la conseillère juridique a provoqué une discussion avec le commissaire général. Au cours de cet échange, elle lui aurait promis que s'il nommait l'officier Tamar Liberty au poste de conseillère juridique adjointe de la police, elle s'engagerait à défendre ses autres nominations en cours, malgré la période électorale.
Ben Gvir a précisé avoir appris l'existence de cette conversation par hasard, regrettant que le chef de la police n'ait pas pris l'initiative de lui en rendre compte. Le ministre a ajouté qu'immédiatement après cet échange, le commissaire général a soudainement exigé d'accélérer les nominations sans aucune justification logique ni besoin opérationnel.
Veto ministériel et démenti de la police
S'appuyant sur des décisions antérieures de la conseillère juridique, Itamar Ben Gvir a annoncé qu'il n'approuverait aucune nomination afin de préserver la confiance du public dans l'institution policière. Dans sa directive au chef de la police, le ministre a écrit :
« Vous devez cesser immédiatement tout processus de nomination que vous tentez d'entreprendre. »
Dans l'entourage du commissaire général de la police, on se dit surpris par ces accusations, qui sont catégoriquement démenties. Les proches du chef de la police affirment que les deux responsables ne se sont ni parlé ni rencontrés depuis plus de deux semaines. Ils rappellent que le commissaire général a répété à plusieurs reprises sa volonté de maintenir la police en dehors du jeu politique afin de préserver la confiance du public, pilier de la démocratie.




