Itamar Ben Gvir utilise une faille pour obtenir 1,6 million de shekels de fonds publics

Le leader d'Otzma Yehudit, Itamar Ben Gvir, utilise une faille légale pour obtenir 1,6 million de shekels supplémentaires, tandis que l'alliance BeYachad dépose un accord de scission préventif.

YnetAuteur : Amir Ettinger
Source
Itamar Ben Gvir utilise une faille pour obtenir 1,6 million de shekels de fonds publics
Photo : Ynet / צילום: שאול גולן

Le ministre de la Sécurité nationale et chef du parti Otzma Yehudit, Itamar Ben Gvir, a de nouveau exploité une faille juridique pour obtenir un financement public supplémentaire pour sa faction politique, reproduisant une tactique déjà utilisée lors des précédentes élections à la Knesset.

Itamar Ben Gvir a enregistré un « parti de paille » nommé « Eretz Yisrael Shelanu » (Notre Terre d'Israël) sous les noms du ministre Yitzhak Wasserlauf et du député Yitzhak Kroizer. Cette manœuvre permet à la faction de bénéficier d'une unité de financement supplémentaire d'une valeur de 1,6 million de shekels par an.

Selon la loi israélienne, les partis politiques reçoivent des unités de financement public pour chaque député siégeant à la Knesset, ainsi qu'une unité supplémentaire pour le parti lui-même. Par exemple, un parti disposant de cinq sièges reçoit six unités de financement. En enregistrant un second parti officiel aux côtés d'Otzma Yehudit, Itamar Ben Gvir s'assure une unité de financement supplémentaire complète pour l'entité enregistrée sous les noms de Yitzhak Wasserlauf et Yitzhak Kroizer.

BeYachad prépare un accord de scission technique

Parallèlement, l'alliance « BeYachad », menée conjointement par Naftali Bennett et Yair Lapid, a déposé un accord de scission technique lors de la présentation de leur liste électorale commune.

Bien que la faction unifiée n'ait pas l'intention de se séparer après les élections, cette procédure bureaucratique leur permet de conserver légalement le droit de se diviser en groupes parlementaires distincts après le scrutin. Ce type d'accord technique a déjà été utilisé par le passé lors de fusions politiques similaires.

Dans la même rubrique