Beer-Sheva : détention prolongée pour avoir enfermé un policier

Le tribunal de Beer-Sheva a prolongé la détention d'une femme soupçonnée d'avoir enfermé un policier lors de l'arrestation mouvementée de son frère violent.

Beer-Sheva : détention prolongée pour avoir enfermé un policier
Photo : משה מילנר, לע"מ

Une intervention policière de routine à Beer-Sheva a pris une tournure inattendue lorsqu'une femme a prétendument enfermé un agent à l'intérieur d'un appartement pendant que celui-ci luttait contre son frère violent. Le tribunal d'instance de Beer-Sheva a prolongé de deux jours la garde à vue de la suspecte âgée de 49 ans, rejetant la demande de la police qui réclamait une prolongation de huit jours.

Déroulement des Faits et Intervention

L'incident a débuté lorsqu'un habitant de la ville a exigé de l'argent d'une femme en la menaçant de poignarder avec un canif après le refus de cette dernière. Saisie de la plainte, une patrouille de police s'est rendue au domicile pour interpeller le suspect. Dès l'entrée, le suspect a agressé violemment un policier, lui infligeant des blessures au visage qui ont nécessité des soins au centre médical Soroka.

Pendant la lutte physique à l'intérieur, la sœur du suspect a verrouillé la porte d'entrée à l'aide d'une clé, piégeant le fonctionnaire avec l'agresseur tandis que ses collègues restaient bloqués à l'extérieur. Tout en filmant la scène avec son téléphone portable, la suspecte a enjoint à l'agent de menotter son frère. Malgré les appels répétés des policiers restés dehors pour exiger l'ouverture de la porte, elle a refusé d'obtempérer jusqu'à ce que l'agent parvienne à maîtriser l'individu.

Arguments de la Défense et Décision du Tribunal

Interpellée sur place, la mise en cause a été placée en détention pour séquestration, entrave à l'action de la justice et complicité d'agression. Son avocat, Me Ori Daigi, a plaidé qu'elle souffrait de troubles psychologiques et que son geste visait uniquement à empêcher son frère de prendre la fuite. Il a présenté des vidéos montrant la suspecte très agacée mais demandant à l'agent de menotter le suspect pour faire cesser les violences.

Le représentant de la police, Khalil Nasasra, a souligné que la suspecte avait entravé le travail des forces de l'ordre en refusant l'accès aux renforts. La juge Merav Amar Cohen a rejeté la demande de libération sous assignation à résidence, estimant que la gravité des actes commis et le risque de subornation de témoin justifiaient le maintien en détention pour une durée de deux jours.

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