Autour du monde en 5 points : la carte universelle des chatouilles est révélée

Une étude internationale à grande échelle a révélé que les zones de sensibilité aux chatouilles sur le corps humain sont identiques dans différentes cultures, brisant des théories vieilles de plusieurs siècles. Un modèle d'intelligence artificielle a prédit les zones les plus chatouilleuses avec une précision de près de 100 %. Les chercheurs : « Ce n'est pas seulement une réaction au toucher, mais un mécanisme évolutif pour renforcer les liens sociaux. »

Israel HayomAuteur : Agences de presse
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Autour du monde en 5 points : la carte universelle des chatouilles est révélée
Photo : Israel Hayom / תחושת הדגדוג נועדה לחזק קשרים חברתיים וקירבה. צילום: צילום אילוסטרציה: gettyimages

Les chatouilles ne sont pas seulement un jeu d'enfant amusant, mais un trait évolutif universel doté d'une « carte corporelle » fixe et précise — telle est la conclusion d'une nouvelle étude publiée dans la revue scientifique Nature Human Behaviour. Les chercheurs ont découvert que les zones du corps les plus sensibles aux chatouilles sont étonnamment identiques chez les humains de différentes cultures, une découverte suggérant que cette sensation unique est probablement destinée à renforcer les liens sociaux et la proximité.

La découverte centrale de l'étude repose sur un modèle d'intelligence artificielle avancé. Après que le modèle a été « entraîné » sur des données provenant d'une seule culture, il a réussi à prédire avec une précision de près de 100 % les zones sensibles aux chatouilles chez des participants issus de différentes cultures. Les résultats, recueillis auprès d'environ 450 adultes de Chine, des Pays-Bas et de Grèce, ont montré de manière cohérente que les principaux « centres de chatouilles » sur le corps humain sont le cou, les aisselles, l'abdomen, les flancs et la plante des pieds.

Darwin avait raison, Aristote avait tort

Ces résultats soutiennent la théorie proposée par Charles Darwin, selon laquelle la sensibilité aux chatouilles est plus forte précisément dans les zones qui ne sont pas exposées à un toucher quotidien fréquent. Étonnamment, les zones à haute densité nerveuse qui reçoivent un contact constant — comme les paumes des mains et les lèvres — ont été classées parmi les endroits les moins chatouilleux du corps. Ce faisant, la nouvelle étude contredit des théories historiques anciennes, par exemple celle d'Aristote, qui affirmait que la peau fine est le facteur principal des chatouilles, et réfute la croyance selon laquelle ce trait a évolué à l'origine pour protéger les organes vitaux.

Les chercheurs qui ont mené l'étude sont Ziliang Xiong et Konstantina Kilteni de l'Université Radboud aux Pays-Bas. En répondant à la question de savoir pourquoi nous nous chatouillons, les chercheurs expliquent qu'il s'agit d'un comportement social profond destiné à créer et à renforcer les liens entre les humains. Le rire — la réaction la plus courante aux chatouilles — n'indique pas toujours un pur plaisir, mais il sert de signal social fiable qu'il est presque impossible de simuler. Le toucher dirigé vers des zones vulnérables perturbe temporairement le contrôle volontaire d'une personne, fournissant ainsi un retour immédiat qui augmente la confiance et la proximité.

Mécanisme neuronal ancien

« La sensibilité aux chatouilles est une catégorie en soi, physiologique et psychologique », a déclaré l'auteur de l'étude, Xiong, « et ce n'est pas seulement un sous-produit d'autres sensations corporelles ».

Les chercheurs définissent le phénomène comme une sensation distincte produite par le système nerveux, située à une jonction unique entre le toucher, l'émotion et l'interaction sociale. Le contexte social large est également important dans les données : environ 98,4 % des participants à l'étude ont déclaré avoir été chatouillés par le passé, et 95,8 % ont admis avoir chatouillé d'autres personnes.

L'explication évolutive reçoit également un renforcement significatif du monde animal, avec des preuves de réactions similaires aux chatouilles chez les grands singes, les rats et même les suricates — ce qui pointe vers une source ancienne commune à de nombreux mammifères. Les chercheurs soulignent que leur étude s'est concentrée sur le type de chatouilles qui provoque le rire (connu sous le nom de « gargalésis »), par opposition au toucher léger et très doux (connu sous le nom de « knismésis »), qui est plus similaire à la sensation d'une démangeaison passagère.

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