Aéroport Ben Gourion : 47 compagnies aériennes et une hausse de 24 % des retards
L'aéroport Ben Gourion a connu une semaine particulièrement chargée, avec 31 % de décollages en plus que la moyenne et une augmentation de 24 % des retards. Les passagers signalent de longues files d'attente et des attentes prolongées pour les bagages.

L'aéroport Ben Gourion a connu une semaine particulièrement chargée, avec 31 % de décollages en plus que la moyenne hebdomadaire des trois derniers mois et 24 % de retards en plus que la moyenne sur cette période. La congestion se fait sentir sur le terrain : des centaines de vols sont partis avec des retards importants et de longues files d'attente ont été enregistrées aux comptoirs d'enregistrement, aux contrôles de sécurité et aux tapis à bagages, où les passagers ont signalé vendredi dernier jusqu'à deux heures et demie d'attente pour récupérer leurs effets personnels.
Au cours de la semaine dernière, 1 847 vols ont décollé de l'aéroport Ben Gourion, et seulement 9,8 % d'entre eux sont partis à l'heure ou avec un retard allant jusqu'à 15 minutes. Le retard moyen au décollage depuis le Terminal 3 était de 69 minutes, et depuis le Terminal 1 de 66 minutes.
Les records de retards
Le record de retards a été établi par la compagnie Red Wings, qui, bien qu'elle n'ait effectué que 17 vols, a enregistré un retard moyen de 207 minutes. Elle est suivie par Blue Bird Airways (189 décollages, 128 minutes de retard moyen) et TUS (69 décollages, 114 minutes de retard moyen). Les compagnies ayant enregistré les retards les plus faibles sont celles opérant depuis l'est d'Israël : Flydubai (22 minutes), Azerbaijan Airlines (28 minutes) et Emirates (29 minutes).
Les causes de la congestion
L'écart entre les destinations court-courriers et long-courriers est devenu particulièrement visible. Tous les vols sont affectés par la congestion à l'aéroport et la présence de ravitailleurs américains, qui perturbent les créneaux de décollage et d'atterrissage. De plus, les vols vers la Grèce, Chypre et l'Europe proche subissent la congestion de l'espace aérien européen, entraînant des restrictions sur les vols au départ d'Israël. Selon l'Autorité aéroportuaire israélienne, cela canalise les vols dans des fenêtres temporelles étroites, augmentant la charge sur les services au sol.
Le manque d'infrastructures, de parkings et de personnel constitue l'obstacle majeur. L'Autorité aéroportuaire note qu'il est difficile d'estimer les besoins en personnel à l'avance en raison des retards causés par les ravitailleurs militaires.
La réponse des autorités
Le ministère des Transports affirme qu'il s'agit d'un été routinier. La ministre des Transports, Miri Regev, souligne que, malgré la situation sécuritaire, l'aéroport continue de fonctionner à pleine capacité. Le ministère précise avoir travaillé pour éviter des annulations massives en transférant les ravitailleurs militaires vers les bases de Tsahal, et que les retards actuels découlent des charges estivales habituelles et des limitations de l'espace aérien européen.




