Après le mandat d'arrêt : la Turquie a sollicité Interpol pour exiger une « notice rouge » contre Nétanyahou
Le ministre turc de la Justice a annoncé l'ouverture de procédures pénales contre des dizaines d'Israéliens, avec à leur tête le Premier ministre Benyamin Nétanyahou. Le contexte de cette demande : les événements liés à l'interception de la « Flottille Sumud » vers la bande de Gaza.

La tension entre Ankara et Jérusalem a connu aujourd'hui, vendredi, une nouvelle escalade sur la scène juridique internationale : le gouvernement turc a déposé une demande officielle auprès d'Interpol pour l'émission d'une notice rouge contre le Premier ministre d'Israël, Benyamin Nétanyahou, dans le but d'obtenir son arrestation.
Cette démarche s'inscrit dans le prolongement direct du mandat d'arrêt émis par la Turquie contre Nétanyahou en avril dernier. Le contexte de la demande turque est celui des événements de la « Flottille mondiale Sumud » qui faisait route vers la bande de Gaza. La Turquie a annoncé avoir ouvert des procédures pénales contre des dizaines d'Israéliens, affirmant qu'ils étaient impliqués dans ce qu'elle a défini comme une attaque contre les navires de la flottille et l'enlèvement de ses militants.
Cette annonce a été faite par le ministre turc de la Justice, Yilmaz Tunç. Dans un message publié sur son compte X, le ministre a détaillé la nature de la demande soumise à Interpol et a explicitement indiqué qu'en tête de la liste des accusés dans cette affaire figure le Premier ministre d'Israël.
Il s'agit d'une première mesure prise par la Turquie dans le contexte de l'escalade survenue cette semaine en Syrie. Depuis l'attaque et malgré les publications belliqueuses en Israël, la Turquie fait tout son possible pour montrer qu'elle n'est pas impressionnée par cette affaire, affirmant même qu'elle n'est pas prête à se laisser entraîner dans le « jeu » de Nétanyahou et à l'aider dans les élections, selon leur perception et d'après les publications dans les médias turcs. Entre autres choses, ils ont souvent souligné ces derniers jours que le président Erdogan est en réalité en vacances.


