Après la révélation dramatique : la Syrie confirme le secret dangereux du « Site 99 »
Damas confirme sa coopération avec l'AIEA et les États-Unis concernant l'héritage du régime Assad. Derrière l'annonce officielle se cachent une installation secrète, des matières radioactives qui ont inquiété Israël et un processus secret qui se tramait depuis des mois.
« La République arabe syrienne confirme la poursuite de sa coopération étroite et transparente avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) d'une part, et avec les États-Unis et les pays amis d'autre part, afin de traiter l'héritage du régime précédent », ainsi commence le document officiel de la Commission syrienne de l'énergie atomique. L'annonce dramatique, publiée quelques heures après avoir fuité dans les médias, confirme les récents rapports aux États-Unis et révèle les coulisses du nouveau drame nucléaire au Moyen-Orient.
Le document syrien indique que l'objectif de cette démarche est de « réactiver la pleine adhésion de la Syrie à l'agence et de soutenir la Syrie dans les applications pacifiques de l'énergie nucléaire, y compris la recherche médicale, nutritionnelle et scientifique ». Les Syriens soulignent qu'au vu de leurs capacités techniques limitées, ils appellent à la création d'une commission internationale qui fournira un soutien approprié. « Dans les prochains jours, la Syrie recevra une délégation de l'AIEA, au cours de laquelle nous annoncerons conjointement des progrès significatifs dans ce domaine », indique la déclaration officielle.
Cette déclaration fait suite à un rapport du journaliste Barak Ravid sur le site d'information « Axios ». Selon ses révélations, l'administration de Donald Trump a récemment conclu des accords secrets avec Israël et la Syrie, selon lesquels les inspecteurs de l'AIEA retireront bientôt des matières nucléaires dangereuses stockées dans une installation secrète connue sous le nom de « Site 99 ».
Ravid a rapporté que pendant des mois, une campagne tendue de menaces militaires et d'efforts diplomatiques a eu lieu autour du site. Le régime Assad avait développé par le passé un programme nucléaire centré sur le réacteur d'Al-Kibar, détruit lors d'une frappe israélienne en 2007. Malgré cela, plusieurs sites de stockage semi-actifs ont survécu. Le « Site 99 » était sous surveillance constante des renseignements israéliens depuis deux ans.
Selon les sources citées dans le rapport, les matières nucléaires stockées ne sont pas suffisantes pour une bombe atomique, mais elles sont tout à fait adaptées à la création d'une « bombe sale » — un engin explosif conçu pour disperser des retombées radioactives. L'inquiétude israélienne était si réelle que, immédiatement après la chute du régime Assad, Tsahal a bombardé les entrées du site pour empêcher tout pillage.
« Israël a clairement fait savoir à l'administration américaine qu'il n'accepterait pas que les matériaux restent dans le nouveau pays. Cet ultimatum a conduit à l'accord actuel. »
De hauts responsables américains ont noté à Ravid que l'administration a utilisé ses relations étroites avec le nouveau gouvernement syrien dirigé par Ahmad al-Sharaa pour neutraliser la crise de la « bombe sale » et empêcher une détérioration entre Israël, la Syrie et même la Turquie. Maintenant que le gouvernement de Damas met ses cartes sur table, il semble que les vestiges du rêve nucléaire destructeur d'Assad s'évaporent enfin.




