Après la guerre avec Israël : l'Iran révèle une mise à niveau de ses missiles pour la prochaine confrontation
L'Iran affirme qu'à la suite de la guerre, ses missiles ont été améliorés et sont désormais capables de modifier leur trajectoire et de corriger leur direction de vol en route vers la cible. Le Corps des gardiens de la révolution islamique déclare que cette capacité vise à améliorer la précision et à compliquer les systèmes de défense israéliens.
Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) en Iran affirme que les missiles iraniens ont reçu de nouvelles capacités permettant de les guider et de modifier leur trajectoire pendant leur vol, dans le cadre des leçons tirées par Téhéran de la dernière guerre. C'est ce qu'a déclaré ce lundi le porte-parole du CGRI, Hossein Mohabi.
Selon les rapports en Iran, Mohabi a affirmé que la dernière confrontation a servi d'arène pour tester des technologies militaires avancées des deux côtés. Selon lui, « cette guerre a été une expérience exceptionnelle en termes d'utilisation de nouvelles technologies. Les États-Unis ont apporté leurs technologies les plus récentes sur le champ de bataille, mais ont échoué ».
Mohabi a soutenu que pendant la guerre, les forces américaines ont utilisé des capacités avancées incluant l'intelligence artificielle, des systèmes logiciels de commandement et de contrôle, des systèmes radar et des moyens de collecte et de traitement du renseignement sur le terrain. Selon lui, les systèmes étaient destinés à permettre une prise de décision rapide pendant les combats. Cependant, il a affirmé que l'utilisation de ces moyens n'a pas empêché l'Iran d'utiliser son arsenal de missiles.
Le porte-parole du CGRI a ajouté que la partie iranienne a également utilisé de nouvelles technologies, et dans ce cadre, les capacités des missiles ont été améliorées. Selon lui, les missiles iraniens sont désormais équipés de capacités de guidage et de changement de trajectoire, leur permettant d'effectuer des corrections pendant le vol vers leurs cibles. La publication iranienne n'a pas fourni de détails techniques supplémentaires sur le système, les types de missiles sur lesquels il a été installé, ou la manière dont le guidage est effectué.
Ces remarques s'ajoutent aux déclarations précédentes de Mohabi concernant la mise à niveau de l'arsenal de missiles iranien. Le mois dernier, dans une interview à l'agence Tasnim, il a déclaré que les forces armées ont profité de la période de cessez-le-feu pour accroître leurs capacités, accélérer le rythme de production des missiles et améliorer leur niveau de précision. La déclaration actuelle vise à présenter la guerre également comme une source de leçons technologiques pour l'Iran, et en particulier pour la Force aérospatiale du CGRI, responsable d'une partie centrale de l'arsenal de missiles balistiques de la République islamique.
Les détails publiés précédemment sur l'arsenal de missiles iranien fournissent une image possible de la technologie à laquelle le porte-parole du CGRI a fait référence. Il s'agit probablement de l'utilisation de véhicules de rentrée manœuvrants (MaRV), qui permettent à l'ogive de s'écarter de la trajectoire balistique prévue et d'effectuer des corrections de cap dans les dernières phases du vol. Cependant, aucune confirmation officielle n'a été publiée indiquant qu'il s'agit de la technologie spécifique à laquelle Mohabi a fait référence.
Un exemple notable est le missile « Fattah-1 ». Selon des informations ouvertes, un moteur supplémentaire à propergol solide est installé à l'intérieur de son corps de rentrée, avec une tuyère d'échappement orientable. Le changement de direction de l'échappement permet à l'ogive de manœuvrer et d'effectuer des corrections de trajectoire après que l'étage principal du missile a terminé son fonctionnement. Un tel mécanisme est destiné à la fois à améliorer la précision et à rendre difficile pour les systèmes de défense le calcul préalable du point de rencontre avec le missile.
L'agence Tasnim, affiliée au CGRI, a précédemment affirmé que la manœuvrabilité du Fattah était explicitement destinée à faire face aux systèmes de défense israéliens. Selon la publication, lorsque le missile attaquant effectue plusieurs manœuvres significatives, l'intercepteur est contraint de changer sa trajectoire à maintes reprises et de consommer de l'énergie, ce qui peut rendre difficile pour lui d'atteindre le point d'interception. D'autres missiles iraniens, dont le Khorramshahr-4, sont également équipés, selon des sources professionnelles, de véhicules de rentrée manœuvrants. Cependant, il n'existe à ce stade aucune information publique prouvant que l'Iran a développé une capacité totalement nouvelle de guidage continu tout au long de la trajectoire de vol, plutôt qu'une mise à niveau des capacités de manœuvre déjà présentées par le passé.




