Colline des Munitions : un mémorial honore des vétérans tués le 7 octobre

Une nouvelle plaque sur la Colline des Munitions rend hommage à cinq vétérans de la guerre des Six Jours assassinés lors des massacres du 7 octobre et de la captivité.

Israel Hayom•Auteur : Din Brandstatter
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Colline des Munitions : un mémorial honore des vétérans tués le 7 octobre
Photo : Israel Hayom / האנדרטה לזכרם של חיים פרי, אברהם מונדר, יורם מצגר, עודד ליפשיץ ואמיתי בן צבי באתר ההנצחה לגבעת התחמושת | צילום: צפי חי

À l'approche du troisième anniversaire de la tragédie du 7 octobre, une nouvelle plaque commémorative poignante a été ajoutée au monument historique du 66e bataillon, au sommet de la Colline des Munitions. Elle commémore Haïm Peri, Avraham Munder, Yoram Metzger, Oded Lifshitz et Amitai Ben Zvi, z"l, cinq anciens combattants de la bataille de Jérusalem lors de la guerre des Six Jours, assassinés des décennies plus tard lors du massacre du 7 octobre et de la captivité du Hamas.

En juin 1967, les cinq hommes étaient de jeunes soldats du 66e bataillon, participant aux combats acharnés qui font désormais partie intégrante de l'histoire militaire israélienne. Peri, Munder, Metzger et Lifshitz ont combattu directement lors de la bataille sanglante de la Colline des Munitions. Près de 60 ans plus tard, le 7 octobre 2023, ils ont été enlevés de leurs domiciles dans le Néguev occidental vers Gaza, où il a ensuite été confirmé qu'ils avaient été tués en captivité. Amitai Ben Zvi, z"l, a été assassiné dans son kibboutz le matin même.

Garder le secret et boucler une boucle douloureuse

Tout au long de leur captivité, le lien unissant ces otages à la Colline des Munitions et au 66e bataillon a été gardé secret. Le Centre national du patrimoine de la guerre des Six Jours avait évité de divulguer leur passé militaire par responsabilité et par crainte de mettre leurs vies en danger. C'est seulement après leur rapatriement et la découverte de l'ampleur de la tragédie que leur histoire a pu être reliée à celle du bataillon.

Le monument du 66e bataillon, érigé à l'origine par les combattants eux-mêmes en 1967, est devenu au fil des ans un mémorial vivant. L'ajout de cette nouvelle plaque perpétue cette tradition, unissant la génération des combattants de 1967 à celle marquée par la guerre des Épées de fer.

« Il est des moments où l'histoire ne se contente pas d'appartenir au passé, mais revient nous toucher avec force », a déclaré Amnon Noybach, membre de la direction du Centre national du patrimoine et vétéran du 66e bataillon. « Durant leur captivité, nous avons choisi de taire ce lien dans l'espoir de les voir rentrer. Aujourd'hui, nous avons le devoir de raconter leur histoire. »

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