Alors que Nétanyahou craint Edelstein : le Likoud révèle le nom de l'ancien partenaire politique qu'ils ont tenté de « couronner » à sa place
Le député Vaturi a affirmé que des tentatives pour évincer Nétanyahou avaient eu lieu par le passé, et a mentionné une manœuvre qui, selon lui, visait à « couronner Avigdor Lieberman au sein du Likoud ». En toile de fond : les craintes dans l'entourage de Nétanyahou concernant une organisation interne après les primaires.
Le vice-président de la Knesset, le député Nissim Vaturi du Likoud, s'est exprimé aujourd'hui (dimanche) lors d'une conversation avec Gadi Ness sur Radio North 104.5FM au sujet des allégations concernant des tentatives d'évincer le Premier ministre Benyamin Nétanyahou de l'intérieur du parti, et notamment concernant les affirmations visant le ministre Nir Barkat.
« Il y a eu des tentatives par le passé pour renverser Nétanyahou, mais pas au sein du Likoud. J'ai effectivement entendu parler de cela par le passé de la part de membres du Likoud », a déclaré Vaturi. Selon lui, il y a eu des manœuvres plus significatives par le passé : « Il y a eu des histoires plus importantes, comme la tentative de couronner Avigdor Lieberman au sein du Likoud en plein mandat ».
Ces propos interviennent dans un contexte de préparation des primaires au Likoud et de crainte dans l'entourage de Nétanyahou quant à l'après-primaires. À la fin de la semaine, le journal « Maariv » a publié que l'entourage du Premier ministre tente de réduire à l'avance le risque que les députés sortants, relégués à des places non éligibles sur la liste, ne deviennent le foyer d'une organisation politique contre lui.
La crainte : les députés qui perdront deviendront un foyer d'organisation
Dans ce contexte, Nétanyahou mène des entretiens personnels avec les députés, destinés notamment à comprendre leurs préoccupations et leurs intentions au cas où ils ne seraient pas élus à une place éligible.
Selon des sources au sein du Likoud, Nétanyahou ne souhaite pas se retrouver dans une situation où sa première conversation avec un député ayant perdu les primaires n'aurait lieu qu'après la proclamation des résultats. L'évaluation dans son entourage est qu'après un entretien personnel, il lui sera plus facile de revenir vers ceux qui ne seront pas élus, d'entendre leurs intentions et d'examiner les mesures à prendre à leur égard.
Derrière ces conversations se cache également une crainte politique évidente : que les députés qui perdront les primaires, resteront en dehors de la liste et se sentiront lésés, deviennent la cible de tentatives de recrutement pour une manœuvre contre Nétanyahou avant même les élections, y compris la possibilité d'un vote de défiance constructif.
Ces députés continueront de siéger à la Knesset sortante jusqu'aux élections, même après avoir su qu'ils n'ont pas été placés à une place éligible sur la liste du Likoud. Cette possibilité est évoquée lors de conversations internes dans l'entourage du Premier ministre, mais pour l'heure, rien n'indique qu'une manœuvre organisée soit déjà en cours. Dans ces conversations, le nom de Yuli Edelstein a également été cité comme exemple de figure autour de laquelle les députés pourraient s'organiser dans un tel scénario. Selon des sources proches du dossier, Edelstein n'a pas l'intention à ce stade de démissionner de la Knesset, un fait qui renforce la crainte dans l'entourage du Premier ministre qu'il puisse devenir la figure autour de laquelle s'organiserait une initiative de vote de défiance constructif.
Erdan est également en arrière-plan
Parallèlement, des sources au Likoud suivent également les développements autour du parti « Unité » de Gilad Erdan. Selon un sondage « Maariv », réalisé la semaine dernière par l'institut « Agam », 14 % des électeurs du Likoud ont répondu qu'il existe une forte probabilité qu'ils votent pour le parti d'Erdan.
Des sources proches du dossier indiquent que dans l'entourage d'Erdan, on examine les sollicitations reçues. Toutefois, il a été précisé aux personnes intéressées que quiconque rejoindrait le parti devra s'engager à respecter ses principes fondamentaux, notamment le refus de siéger dans un gouvernement étroit, la promotion d'une conscription significative des ultra-orthodoxes à Tsahal et le service national pour les Arabes.
Le parti « Unité » a répondu : « Nous ne commenterons pas les propos tenus lors de conversations privées ».



