Al-Joulani : « La Syrie travaille à parvenir à un accord de sécurité avec Israël »
Le dirigeant syrien Ahmad al-Shara a déclaré à Al Jazeera que la politique de la Syrie est d'éviter la confrontation avec Israël, révélant des efforts pour parvenir à des accords diplomatiques et de sécurité, tout en s'opposant à une intervention militaire au Liban, contrairement aux attentes du président américain Donald Trump.

Le dirigeant syrien Ahmad al-Shara a accordé dimanche une interview à la chaîne Al Jazeera et a révélé que la politique de la Syrie est d'« éviter toute confrontation avec Israël ». Dans ce cadre, il a exprimé son opposition à une intervention militaire syrienne au Liban, contrairement aux déclarations du président américain Donald Trump selon lesquelles « al-Joulani s'occupera du Hezbollah ». Al-Shara a également révélé qu'au lieu de confrontations, il travaille à parvenir à des ententes diplomatiques et à des accords avec Israël tout en intégrant d'autres pays dans la démarche.
Cependant, il y a un hic : selon al-Shara,
« Si l'accord de sécurité avec Israël réussit, il ouvrira la voie à une paix globale sans renoncer au droit de la Syrie sur le plateau du Golan occupé ».
Il semble que les propos d'al-Shara fassent référence aux appels répétés du président américain Donald Trump à l'égard d'Israël, laissant entendre qu'il œuvre pour que la Syrie prenne la responsabilité de la scène libanaise : « Concentrez-vous sur l'Iran, al-Joulani s'occupera du Hezbollah ».
Comme on s'en souvient, des contacts entre le dirigeant syrien, les États-Unis et Israël ont eu lieu par le passé. Selon des rapports, al-Shara a rencontré par le passé Tzachi Hanegbi, chef du Conseil de sécurité nationale. Dans le cadre des discussions, al-Shara aurait accepté de renoncer au plateau du Golan en échange d'une reconnaissance israélienne de son pouvoir, parallèlement à la création de trois zones tampons dans le sud de la Syrie et à l'octroi d'une autorisation aux forces syriennes de porter des armes légères sur le territoire.
Selon les derniers propos d'al-Shara à Al Jazeera, il apparaît que d'une part, la politique de la Syrie se concentre sur la scène diplomatique tout en refusant de se confronter à Israël et même en investissant des efforts pour parvenir à des accords de sécurité. D'autre part, il semble que l'accord dans lequel la Syrie renoncerait au Golan en échange d'une reconnaissance du pouvoir d'al-Shara a non seulement été retiré de l'ordre du jour, mais s'est inversé à 180 degrés.




