Appel controversé d'un homme d'affaires bédouin contre le gouvernement
L'homme d'affaires Yaqoub Abu al-Qiaan provoque la polémique en appelant les Arabes à voter pour faire chuter le gouvernement, promettant un festival de cent moutons. Son passé marqué par une condamnation pour espionnage iranien suscite de vives critiques.

L'homme d'affaires bédouin Yaqoub Abu al-Qiaan, résident de la localité de Hura dans le Néguev, suscite une vive polémique en appelant publiquement les citoyens arabes à se mobiliser massivement aux urnes pour renverser ce qu'il qualifie de « gouvernement raciste ».
Dans une publication largement partagée sur les réseaux sociaux, Abu al-Qiaan a exhorté les électeurs arabes à se rendre aux urnes pour faire chuter la coalition au pouvoir. Il a assorti son appel d'une promesse insolite : sacrifier cent moutons et organiser un grand festival pour la société arabe si le gouvernement est battu par la voie des urnes, accomplissant ainsi un vœu personnel.
Visant directement le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir et la coalition actuelle, Abu al-Qiaan a appelé le public arabe à expédier « le gouvernement de Ben Gvir et de ses acolytes dans les poubelles de l'histoire ». Cette initiative controversée a provoqué de vives réactions, ravivant les critiques sur le passé judiciaire et sécuritaire de son auteur.
En 2021, Abu al-Qiaan avait été arrêté lors d'une opération conjointe du Shin Bet et de la police israélienne. L'enquête avait révélé des contacts prolongés avec un agent du renseignement iranien à qui il avait transmis des informations. Cette affaire s'était soldée par sa condamnation pour contact avec un agent étranger et transmission d'informations à l'ennemi, écopant d'une peine d'emprisonnement d'un an qu'il a purgée derrière les barreaux.
Outre cette affaire sécuritaire, Abu al-Qiaan a fait l'objet de poursuites pour des infractions financières et économiques, notamment des soupçons de fraude envers des créanciers et de dissimulation d'actifs.
Malgré son lourd passif judiciaire et ses condamnations, Abu al-Qiaan tente aujourd'hui de s'imposer comme une figure d'influence au sein de la communauté arabe. Reste à savoir si sa promesse de festival saura mobiliser les électeurs.





