56 organisations aux États-Unis demandent au Congrès de supprimer la clause visant à approfondir la coopération avec Israël

Dans une lettre adressée aux chefs des commissions des forces armées, les organisations ont exigé la suppression d'une clause de la loi sur le budget de la défense qui accélérerait le développement conjoint de technologies militaires et la production aux États-Unis avec les industries de défense israéliennes. Le projet de loi a déjà été adopté par la Chambre des représentants et attend l'action du Sénat.

WallaAuteur : Idan Queller
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56 organisations aux États-Unis demandent au Congrès de supprimer la clause visant à approfondir la coopération avec Israël
Photo : צילום: Walla.co.il

56 organisations de défense des droits de l'homme et de la société civile aux États-Unis se sont adressées jeudi aux chefs des commissions des forces armées du Congrès pour exiger la suppression, dans la loi sur le budget de la défense pour 2027, d'une clause destinée à approfondir la coopération technologique et de défense entre les États-Unis et Israël, selon un rapport de Reuters.

La clause, numérotée 219, vise à accélérer le développement conjoint de technologies militaires et à permettre des coentreprises, des accords de licence et une production aux États-Unis en coopération avec les industries de défense israéliennes. Le projet de loi a déjà été adopté par la Chambre des représentants en juillet et attend l'action du Sénat.

Dans la lettre, les organisations, dont Amnesty International USA ainsi que des organisations arabes et juives, ont fait valoir que l'approfondissement de l'intégration avec l'industrie de défense israélienne serait « exceptionnellement dangereux » dans un contexte de baisse du soutien public à Israël aux États-Unis.

En juin dernier, le membre républicain du Congrès Marlin Stutzman a rencontré le Premier ministre Benyamin Nétanyahou à Jérusalem et a soumis un projet de résolution appelant à entamer les préparatifs d'un nouveau modèle dans les relations entre Israël et les États-Unis après l'expiration du mémorandum d'entente actuel en 2028. Selon lui, cette démarche ne vise pas à affaiblir les liens entre les pays, mais plutôt à les approfondir :

« Je veux voir le partenariat et les relations entre les États-Unis et Israël continuer à se développer. Nous sommes déjà d'excellents partenaires. »

Stutzman a raconté qu'au cours de sa rencontre avec Nétanyahou, il a entendu un message clair : Israël ne veut pas être perçu comme un pays dépendant des États-Unis :

« Ce que Nétanyahou a expliqué, c'est qu'il ne veut pas que le monde voie Israël comme dépendant des États-Unis. Israël a connu une croissance spectaculaire au cours des dernières décennies. Sa population approche les dix millions d'habitants et son économie approche un PIB d'un billion de dollars. »

L'un des points centraux soulevés dans l'interview était le changement qui s'opère au sein du public américain, y compris dans certaines parties de la droite républicaine. Ces dernières années, la critique de l'aide étrangère en général s'est accrue, et parallèlement, une approche plus critique envers Israël se développe parmi une partie de la jeune génération de républicains. Stutzman n'ignore pas cette réalité :

« J'ai de jeunes électeurs qui n'aiment pas l'aide étrangère qu'Amérique accorde à d'autres pays. De leur point de vue, Israël entre dans la même catégorie. Si vous soutenez les réductions budgétaires, c'est un projet de loi que vous devriez soutenir. Et si vous soutenez Israël, vous devriez vouloir voir le partenariat entre les pays continuer à se développer. »

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