200 familles par travailleur social : une exigence adressée aux chefs de partis
À l'approche des élections, le syndicat des travailleurs sociaux exige un plafond de patients par professionnel. La charge actuelle est quatre fois supérieure à l'objectif, atteignant parfois un millier d'invalides de Tsahal par agent dans le secteur de la sécurité.

À moins de trois mois des élections, le syndicat des travailleurs sociaux exige des chefs de partis qu'ils s'engagent à fixer un plafond maximal de patients par travailleur. Cette demande survient en raison d'une charge exceptionnelle dans les services sociaux, qui s'est considérablement aggravée depuis le début de la guerre.
Selon les données du ministère des Affaires sociales, un travailleur social gère actuellement en moyenne 200 familles, un chiffre qui représente quatre fois l'objectif fixé par le ministère. La charge ne se limite pas aux autorités locales et est également visible dans le système de sécurité, où un seul travailleur social gère en moyenne environ un millier d'invalides de Tsahal. Le syndicat explique que ces chiffres illustrent la crise profonde des systèmes de réhabilitation et de soins.
En plus de fixer un plafond de patients, le syndicat exige d'augmenter le budget du ministère des Affaires sociales d'au moins 20 pour cent. Parallèlement, il appelle à légiférer une nouvelle loi sur les services sociaux qui remplacerait la loi sur l'assistance promulguée en 1958. Il est soutenu que la dépendance à l'ancienne loi conduit à des écarts importants dans la qualité des services fournis entre les différentes autorités locales.
La présidente du syndicat des travailleurs sociaux, Inbal Harmoni, a souligné que les prochaines élections constitueront un test pour la capacité du futur gouvernement à réhabiliter la société israélienne.
« Lorsqu'un travailleur social est responsable d'environ 200 familles, ou lorsqu'un travailleur social au ministère de la Défense gère en moyenne environ 1 000 invalides de Tsahal, il est impossible d'offrir aux citoyens une prise en charge appropriée », a-t-elle déclaré.
Ces exigences sont soulevées dans un contexte de pénurie persistante de professionnels dans le domaine social, une situation qui s'aggrave face à la forte augmentation des besoins sociaux, de réhabilitation et de santé mentale suite aux événements du 7 octobre et à la poursuite de la guerre.



